LE LIVRE


Alain TARRIUS et Olivier BERNET

Mondialisation criminelle: le passage de la frontière franco-espagnole, de la Junquera à Perpignan, 2013.

Transmigrations de femmes des Balkans et du Caucase pour le travail du sexe.

Prostitutions, drogues, mafias et sociétés politiques clientéliques.

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Michel_TarriusOlivier_BernetCe livre présente un segment transfrontalier d’une recherche publique sur les mobilités internationales de femmes, «marchandisées» pour le travail du sexe, depuis des nations des Balkans et du Caucase voisines de la Mer Noire et de l’Adriatique, vers l’Italie du Sud, le Levant catalan et andalou, les routes et autoroutes françaises, et enfin les nations permissives Nord-européennes, avant un retour chez soi pour quelques unes d’entre elles. Les drogues opiacées, morphine et héroïne, sont du voyage, rapidement relayées par la cocaïne et ses ersatz chimiques: le commerce des femmes blanchit, le long de leurs parcours, et strictement dans le périmètre de leurs activités prostitutionnelles, le revenu des drogues, sauf dans le département frontalier des Pyrénées Orientales directement et entièrement concerné par les stratégies mafieuses russo-italiennes de distribution de psychotropes.

Cette «recherche en cours» décrit ces migrations de la mondialisation criminelle, leur articulation aux trafics de drogues, et leur émergence à La Junquera, du côté Sud de la frontière franco espagnole puis leur utilisation des politiques clientélistes de l’exécutif départemental nord-catalan des Pyrénées-Orientales pour se répandre. 

Où l’on découvre la cupidité de bourgeois-rentiers qui investissent dans le développement des activités criminelles russo-italiennes dans le Levant ibérique et la paralysie de l’exécutif départemental des Pyrénées Orientales devant l’influence mafieuse. Des adolescents, garçons et filles socialement et économiquement fragiles, dont certains retirés longuement à leurs familles pour «protection», le paient de risques d’addictions aux nouvelles drogues chimiques, et de leur participation à la constitution d’un vivier de jeunes «du pays» pour les centralités prostitutionnelles européennes masculines, les stations balnéaires sud barcelonaises, et féminines, les clubs prostitutionnels du Levant ibérique.

Où l’on apprend qu’il est moins dangereux, pour des chercheurs de terrain, de négocier avec des réseaux criminels russo-italiens en Géorgie, Turquie, Bulgarie, Albanie, Italie et Espagne, que de s’adresser aux services de l’exécutif départemental nord-catalan des Pyrénées-Orientales…..Il est vrai qu’une équipe de chercheurs universitaires libres, déterminés et qualifiés, sans dépendance aucune de cette instance voit, tant à La Junquera que dans le département français voisin, de toutes autres réalités que celles manipulées ou dissimulées par cet exécutif clientéliste local, ses médias et ses relais associatifs.

Alain Tarrius, Professeur de sociologie et d’anthropologie de la ville et des migrations, associé aux laboratoires CNRS- Université de Toulouse le Mirail, LISST, et -Université de Poitiers, MIGRINTER. Travaux 2001-2014, voir http://www.cnrs.fr/fr/pdf/jdc/273/index.html#/20/, juillet-août 2013, le «grand entretien». Olivier Bernet, doctorant et chargé de cours à Toulouse le Mirail, associé au LISST, est sociologue de la formation aux carrières sociales.

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