Feuilleton: Le jour où les robots voulurent AUSSI cotiser (4)


La lumière verte s’ alluma sur son pupitre, l’ ambassadeur étatsunien demandait son avis au sujet du manque à gagner que les Multinationales n’ allaient pas manquer d’ évoquer pour ester un Tribunal. Privé, bien entendu, dont les juges étaient formatés depuis toujours par la Loi du Marché et la Liberté d’ Entreprendre. Et qui verraient d’ un mauvais œil cet accroc au contrat social capitaliste, qui n’ avait jamais été autre chose que la légalisation du Vol et de la Rapine. L’ exemple d’ Edison cherchant à nuire par tous les moyens à Tesla et son courant alternatif fit sourire Phaéton. Et Morgan payant des « indiens », en fait les primo-habitants du continent « Amérique » pour détruire la nuit les oléoducs pétrolifères qui allaient concurrencer ses lignes de chemin de fer. L’ Histoire regorgeait de faits et gestes démontrant à l’ envie que le Commerce c ‘est du Vol comme l’ écrivaient quasi quotidiennement les rédacteurs et rédactrices des AZA, un blog de Libres PenseurEs qui avaient laissé des traces étudiées bien longtemps aprés leurs disparitions par des étudiants chercheurs trop heureux de découvrir des possibles échappant à la fois au Libéralisme et au Marxisme, les deux faces de la même pièce de monnaie.

Phaéton Hulot se prépare à faire un résumé de l’ accouchement du Droit International dans sa forme actuelle par les économistes de l’ Ecole de Chicago et son gourou Milton Friedman lorsque retentit le signal de transmission d’ un message de l’ I.A. Centrale.

*

« Won’t get fooled again » terminé, sa SG encore bruissante de fuzz et de delay , Jo le Devin attaque le riff du début de « Street fighting man » puis il envoie : « Everywhere I hear the sound of marching, charging feet, boy. ‘Cause summer’s here and the time is right for fighting in the street, boy. » (Partout j’ entends le son des pieds qui marchent et qui chargent, mec. Car l’ été est là et le temps est bon pour lutter dans la rue, mec.). La foule ondule sur la chanson des Stones en hommage à Mai 68, à la contre-culture et la libération sexuelle et Jo sent monter la musique de l’ énergie en lui, sa Gibson SG est comme un catalyseur de son énergie interne décuplée par le cordon jack vers l’ ampli et le feedback au bout de ses doigts est comme une boule de matière en fusion qu’ il module comme un potier modèle sa glaise. La transe par l’ union improbable d’ une batterie, d’ une basse, d’ une guitare et d’ un clavier fait danser les musiciens comme des marionnettes dont les fils se perdraient dans le castelet gigantesque des Légendes du Rock. « Entrer en Transe », Jo se remémore cette vieille blague du début du XXI ème Siècle, « c’ est plus facile que d’ entrer en France ». Les militants tentant de faire respecter les Droits de l’ Homme dans le pays qui prétend les avoir inventés en savent quelque chose. Car De Gaulle a gardé l’ administration pétainiste au sortir de la guerre 39-45, avec ses ronds de cuir, ses Maurice et ses Patapon. Et rien n’ a vraiment changé, fonctionnaires tatillons, bâtons dans les roues, autoritarismes de petits chefs, les préfets aux ordres des Ministres de l’ Intérieur n’ ont pas râté beaucoup d’ occasions de vexer, humilier et barrer la route des citoyens accueillant les immigrants souvent en danger de mort dans leurs pays.

La chanson finie, le groupe enchaîne sur Caricatures d’ Ange qui est devenu avec le temps un hymne de la contre-culture mondiale :

« Une péniche de joie glisse sur mon lacrymal – J’ ai singé Attila pissant du haut d’ son ch’val……….. et puis je suis content que tout l’ monde soit content», les minutes ont passées comme dans un rêve et c ‘est bien un des buts de la musique psychédélique : faire prendre conscience que le temps fluctue et dépend de notre système perceptif, dit autrement comme l’ a démontré la Mécanique Quantique, c ‘est le regard de l’ observateur qui provoque le phénomène.

Et le phénomène est bien présent, un courant d’ énergie entre le public et les musiciens. Jo aperçoit Véro l’ arbalète juchée sur les épaules d’ un grand costaud, c ‘est clair que ces deux-là ne sont pas dans un état « normal » et quand l’ orgue de Bob Viscount, les cheveux dans ses yeux révulsés, attaque le début de « Child in time », c ‘est le délire et la foule entière reprend les paroles maintenant célèbres : « Sweet child in time / You’ll see the line / The line that’s drawn between / Good and Bad « . Doux enfant en ton temps / Tu verras la ligne / La ligne tirée entre / le Bien et le Mauvais.

« C’ est pas de la musique de chmeu », se dit Jo, rendant ainsi un hommage à Michel Jeury tout en se préparant pour son solo qu’ il veut flamboyant comme un laser aux incidences multiples. Les chmeux ne peuvent pas supporter ce qui remet leurs croyances en doute. Ils s’ énervent faute d’ arguments de poids et en arrivent inévitablement à la violence, signe qu’ ils ont déjà perdu le combat. Les Religions sont les premières à stigmatiser ces musiques de « païens » qui leur font concurrence dans la « communion des esprits » : Entre un curé qui s’ époumone à psalmodier trois fois la même connerie et Janis Joplin en train de chanter « cry, baby », le choix est vite fait et la foi en prend pour son matricule comme l’ écrivait Ursula K Le Guin : « La Croyance est la blessure que le Savoir guérit » ou quelque chose de semblable, Jo ne se souvient pas de l’ aphorisme exact, mais a une pensée reconnaissante pour l’ écrivaine étatsunienne, anthropologue qui a étudié à Paris-Sorbonne où elle a rencontré son futur mari. « Il y a des gens qui nous laissent des traces et quelles traces ! »

*

« Bordel à cul, charrette à bras ! ONU dissoute parce qu’ elle a merdé ». Les mots clignotent en rouge vermillon pendant que toutes les lumières s’ éteignent lentement dans la grande salle des délibérations. Le Pr Hulot prend soudain conscience du Vide qui fait tant peur aux Humains, l’ espace de débat qui, depuis quinze jours, voit s’ affronter les ambassadeurs des nations désunies depuis la création de l’ O.N.U. suite à l’ injonction de l’ I.A. Devient la représentation d’ un trou noir où s’ annihilent les thèses et anti-thèses des lobbies tentant encore de « sauver le petit sou » comme si leurs allégeances aux Multinationales avaient toujours du sens à l’ heure du bilan. Phaéton reste seul en scène derrière son pupitre, totem inutile, micro coupé en une castration qui ne dit pas son nom, idole dérisoire destinée aux poubelles de l’ Histoire à l’ horizon de la singularité évenementielle. Le Droit international ne fait plus sens. Hulot n’ a plus de boulot. Ironiquement, le vocabulaire employé par l’ I.A. Le fait sourire par sa référence à Caussimon en premier et par la métaphore qui ravale les puissants au rang de chevaux de trait déféquant en pleine rue comme si l’ on était retourné au temps des « embarras de Paris » qui précédèrent les travaux du baron Haussman. La mégalomanie des ambitieux cherchant à laisser des traces de leurs passages dans ce monde l’ a toujours fait rigoler. Les arcs de triomphe, tour Eiffel, statue de la Liberté, christ rédempteur ne peuvent rivaliser avec la beauté d’ un volcan islandais en éruption clouant les avions de l’ Europe entière au sol de la cupidité ancienne et acceptée. Quand ce n ‘est pas du vol pur et simple. Les obélisques français et britanniques par exemple, volés aux égyptiens en profanation de tombes ce qui serait un délit en Europe, phallus du pouvoir SUR. Cette tare des pervers narcissiques affamés de fric et de réputation, vendant leurs carnets d’ adresse aux plus offrant.

« Une erreur peut être exacte suivant que celui qui l’ a commise s’ est trompé ou non », Hulot repense à l’ aphorisme de Pierre Dac qui devant l’ horreur de l’ extermination finale des nazis a préféré l’ humour, cette politesse du désespoir. La seule réaction mentalement saine déjà mise en scène,et comment, par Charlie Chaplin imitant Hitler dans son « Dictateur ».

Dictateurs les robots ? Ce serait oublier bien vite la violence d Etat protégeant les intérêts des riches en tentant d’ intimider les fortes têtes qui luttent pour un peu plus de justice sociale. Ce serait oublier encore plus vite les Lois votées par des Assemblées « représentatives » qui ne représentent à drouate comme à gôche que des intérêts privés se gavant sans vergogne d’ argent public pour favoriser les « copains-coquins en Partenariat Public Privé » parce qu’ « ils le valent bien ». Ce fameux Droit international est caduque, il s’ est écroulé sans un bruit, sans une goutte de sang. La révolution tant attendue par des millions de militants s’ accrochant aux écrits de Marx pour bâtir un monde plus juste a eu lieu dans l’ étincelle d’ une fibre optique en une milliseconde tutoyant le Big Bang des créationnistes n’ ayant pas assez d’ imagination pour se demander si, par hasard, il n’ y en aurait pas eu d’ autres le précédant.

Le hasard plutôt que le destin, le jeu des possibles et celui des passions/pulsions de Fourier, les affinités électives plutôt que les mariages arrangés, André Breton dans son « Ode à Charles Fourier » rend un hommage bien mérité au « sergent de boutique » qui en connaissait un rayon sur la cupidité humaine du nom de « Commerce ». La rapine, le vol légal.

Au commencement il n’ y avait rien puis un con est venu planter quatre piquets et a sorti un gourdin menaçant tout envahisseur potentiel, jolie paranoïa, non ? Il a très vite trouvé des affidés cherchant sa protection car il était le plus fort du coin et il n’ a pas fallu longtemps pour qu’ il s’ allie avec un autre ambitieux qui entendait des voix « divines » lui dicter la conduite à tenir en cas de mauvaise récolte, sécheresse ou inondation.

Il s’ est auto-proclamé « roi » et pour faire bonne mesure s ‘est imaginé une descendance divine à partir de faux prophètes, faiseurs de « miracle » et autres « fils de dieu » marchant sur les eaux, sur les fleurs ou sur un rat , en se conformant inconsciemment au conseil cynique donné bien des millénaires plus tard par un mauvais auteur de Science-Fiction : « Si vous voulez être riche, fondez une religion ! ». Elles ont toutes pourtant échoué à « relier » les humains entre eux, ce qui est leur sens étymologique premier et n’ importe quel festival de « Rock », à commencer par Woodstock, a eu plus d’ impact sur les « esprits » que ces rituels désuets où même les officiants ne font plus semblant de croire leurs dogmes. Ritchie Heavens chantant « Freedom for my people » (Liberté pour mon peuple ), texte improvisé, musique improvisée, mais douleur bien réelle sublimée par sa voix et par le rythme imprimé à sa guitare, aura toujours plus de pouvoir d’ Eveil que tous les textes sacrés qui ne sont plus habités par le désir humain depuis longtemps….Les robots nous apporteraient-ils la Liberté si longtemps espérée ? Pour Hulot, la Liberté s’ incarne en Cassandre qui n’ étudiera plus le Droit international sous sa férule et subitement Phaéton sent un poids jusque là ignoré quitter ses épaules. Silencieusement, il quitte l’ hémicycle devenu inutile et part retrouver Cassandre pour partager un joint de Zamal en hommage à la fin de sa servitude qui était tout sauf volontaire.

*

Les flics ont repris leurs vélos d’ hirondelles et les rondes pédestres faute d’ énergie électrique et carburant pour se déplacer et Frank le Pourri peste comme une poissonnière de l’ Estaque à Marseille. Il a l’ impression d’ être entré sans le savoir dans un film de Guediguian sans Ariane Ascaride ni Jean-Pierre Daroussin ni Gérard Meylan. Pour la première fois de sa vie il se demande ce qu’ il fait là à tenter de maintenir un ordre qui fout le camp aussi vite que le rimmel au sortir d’ une nuit d’ amour. Il rêve d’ une bonne partie de jambe en l’ air coincé devant son ordinateur, incapable de trouver la solution que le commissaire Fhlaix lui demande et pour cause, les robots ont analysé tous les possibles et ont choisi le meilleur avec plan B, plan C,etc…..il lui reste une solution qu’ il préfererait ne pas employer mais l’ urgence de la situation, le chrono qui tourne le pousse à aller voir le Pellemarre, le débloqueur qui, tel de la soude dans les chiottes, vous sort de la merde, souvent dans l’ illégalité et contre une forte rétribution. Un ancien videur de boîte de nuit, le Pellemarre, un « physionomiste » comme il se surnomme pompeusement, pour reluquer les caves plus ou moins bronzés qui se feraient bien une blanche histoire de goûter aux charmes délicats des petites bourgeoises cherchant à s’ encanailler. Le plus drôle, c ‘est que le Pellemarre est plutôt noir à la mode antillaise et s’ entend à longueur de soirée susurrer des « mon frère, juste ce soir et je te le redemanderai plus ».

Mais c’ est fini tout ça, il a monté sa petite entreprise de services à la sécurité et son carnet de commande tant pour les installations vidéo et les protections rapprochées que pour les rondes nocturnes est plein comme un tonnelet de rhum attendant la perce. Il n’ a jamais lu un seul poème de Césaire ni même son «cahier du retour au pays natal », il pense pognon, artiche, grisbi en un « pas toucher bitin à mwé » et avec sa femme ils jouent les Ténardier en louant à des paumés les boxes d’ un ancien labo pharmaceutique reconvertis en studios sans fenêtres tout en la cocufiant joyeusement avec tout ce qui passe portant jupe et soutien-gorge, locataire comprise.

Il se veut mâle dominant sur son territoire et Frank le ripou subit une fouille en règle à la guérite jouxtant la porte d’ entrée monumentale de la propriété étagée à flanc de colline. S’ en suit un petit trajet en Decauville qui amène le visiteur flanqué de gus en uniforme au regard camouflé par des ray-ban au miroir de mercure devant la piscine aux motifs arts-déco ponctués de reproductions de tableaux de Fiona Rae. Le Pellemarre est présentement en train d’ avoiner de la façon une soubrette au look de hardeuse, faussement soumise et dont les battements de cils envoient des signaux sociaux non décrits dans l’ opuscule traitant du savoir-vivre de la baronne de Rothschild. Sa faute : avoir utilisé du sucre blanc au lieu de la « rapadura » pour faire la caïpirinha que le Pellemarre vient de recracher d’ un air dégoûté. L’ arrivée de Frank dans le ridicule petit train remet à plus tard l’ inévitable punition de la fautive qui en a vu d’ autres et qui part dare-dare à la recherche de l’ ingrédient indispensable pour confectionner deux autres caïpirinhas sur l’ injonction du Pellemarre qui ne demande rien à Frank car celui-ci n’ a pas son mot à dire. Le Pellemarre est sur zone et règne en maître. Gare à qui ne se conforme pas à ses injonctions :

« -Alors ?

  • A l’ huile ! , répond Frank utilisant le vieux code de reconnaissance qui lui a valu le doux sobriquet de Frank la Sardine chez les affidés du Pellemarre.

  • Je suis dans la deumer, grave ! ajoute-t-il en ignorant l’ absence de formules de bienvenue chez son hôte qui pense ainsi rabaisser son visiteur mais ne montre en fait que la mauvaise éducation que les frères des écoles chrétiennes lui ont inculquée malgré eux. Comme ils ont fabriqué des milliers, voire des millions d’ athées trop reconnaissants de sortir de l’ aliénation « chrétine », ses credos, ses pompes et ses œuvres.

  • C ‘ est une habitude, mon Frankie, et tu attends que le petit père Pellemarre te sorte de là « en souvenir du bon vieux temps » quand nous picolions le vin de messe à l’ insu du curé qui nous pelotait dans la sacristie en nous appelant « ses petits démons »….

  • Trécy ! Tu te souviens ? C’ est le surnom que nous lui donnions : le curé Trécy ! Ça vole pas haut mais ça prouvait déjà que l’ imagination était au pouvoir au catéchisme.

  • Il a fini à l’ asile, victime de ses pulsions, déclaré irresponsable par un juge qui savait trop bien ce qui allait lui arriver si il l’ envoyait en zonzon.

  • Oui, faut pas laisser tomber sa savonnette dans les douches collectives, les taulards n’ aiment pas les « pointeurs ».

  • Et les matons ferment les yeux.

  • Remarque, ça ne s’ est pas mieux passé chez les psys, ils ont fini par l’ isoler car il s’ est révélé homosexuel refoulé et les autres perchés n’ appréciaient pas d’ être l’ objet de ses attentions…

  • …..

  • Le curé Trécy, c ‘est de l’ histoire ancienne, mon Pellemarlou, nous voici avec une tentative d’ émancipation des robots sur les bras et zoneper ne sait quoi faire,…… de vrais poètes !

  • Alors ils t’ ont refilé le bébé, mais mon Ripou, il faut bien que tu justifies les miettes que te laissent tes maîtres juste pour reconstituer ta force de travail…..non ?

  • Laisse béton ! C ‘est juste une tentative pour garder leur situation, mais ils savent déjà qu’ ils l’ ont perdue. Sont trop égoïstes et ils ne peuvent pas lutter. Regarde comako l’ I.A. A dissout l’ O.N.U.

  • Lèche béton ! L’ Ripou, mais t’ entraves que dalle tézigue, t’ as plus de taf, pu d’ job, terminé, fini, liquidé, tiens j’ veux bien être bon prince dans son port, j’ veux ben t’ prendre dans mon équipe, en souvenir du bon vieux temps, en souvenir du curé Trécy, qu’ esse-t-en-dit tézigue ?

  • Parce que t’ es sûr que t’ en as encore un job, mon Pellemarlou ?

  • C’ est pas pour me vanter, mais les magouilles, entraves et bisbilles ont encore un bel avenir, de l’ anti-punk, du « go future », y’ aura toujours un prétendant éconduit, un patron lésé, un « mané » à baiser comme dit Bezerra da Silva le partideiro brésilien dans sa chanson « malandro é malandro e mané é mané » (le voleur est le voleur et le cave est un cave), tu peux me croire

  • Tu crois qu il n’ y aura plus besoin de flics, désormais ?

  • Evidemment, les robots ont déjà tout fliqué, tout analysé, les caméras tournent à plein régime, enregistre le moindre pet et bientôt dans toutes les chiottes privées et publiques. Tout devient très simple, plus besoin d’ interventions humaines. Quoi qu’ il se passe, y’ a toujours un œil électronique pour y assister, le moindre centimètre carré de la planète est sous surveillance. Si un gugusse pète un câble et commet une « incivilité », il est immédiatement identifié, convoqué et s’ il décide de se faire la belle, ses papiers, ses cartes de crédit, identité, permis de conduire, accés aux soins, sont désactivés, il se retrouve à oualpé. Par contre les maris ou les femmes jaloux…..et la police n’ a que faire du cocufiage ancien et accepté.

  • Merde le Pellemarlou, tu m’ enfonces dans la deumer.

  • Ben mon Frankie, t as choisi ton camp, non ? T’ es au courant qu’ il y a un truc qui se nomme la causalité ? Et que chacun est supposé être responsable de ses actes ? Et viens pas accuser le destin, les dieux ou d’ autres conneries à deux balles, t’ as voulu être un laquais pour la sécurité de l’ emploi ? T’ as accepté que ton petit chef te réveille en pleine nuit en échange d’ un maigre salaire laissant à la corruption le soin de le compléter pour mettre un peu de beurre dans les épinoches ? Voilà le bilan, le résultat. Alors ?

  • A l’ huile, le Pellemarre

  • Alors ?

  • J’ m’ en vas m’ chauffer les synapses, les dendrites et les axones pour mettre le neurone sur position ON et j’ t’ rappelle pour répondre à ta proposition, j’ ai besoin de voir comment le vent va tourner d’ ici peu.

  • Ben ma girouette, tardes pas trop, paske je sens que c’ est pas de l’ alizé antillais qui va te gonfler, mais plutôt du mistral et du mistral perdant, si tu vois ce qui se profile à l’ horizon de la singularité évenementielle.

    (A suivre Mardi prochain)


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