Jean Casanova – Le cauchemar russe


(Ambassade de la Fédération de Russie – 40-50, boulevard Lannes – Paris 16° _____ 2 Janvier 2017)

–—–Jean Casanova

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——-2017 après Octobre 1917 ! Les millésimes en 17 seraient-ils maudits ?

Allons-nous revivre les dramatiques journées de la fin Mars 1814 ? Les Cosaques à Paris. L’ennemi aux portes de la capitale, les rues encombrées de bestiaux et de charrettes de paysans des campagnes environnantes fuyant la soldatesque coalisée. Funèbre 30 Mars 1814, Napoléon défait, les Cosaques entraient dans Paris.

Le saviez-vous, c’est une parenthèse, il faudrait voir là l’origine du mot bistrot, ce terme désignant un petit café ou restaurant sans prétention, que certains prétendent encore issu du poitevin bistraud (marchand de vin), ou de l’argotique bistingro (cabaret). Non, chers amis, bistrot nous vient en droite ligne du proto-slave obictpo, signifiant « vite ». C’était le cri des Cosaques apostrophant les cafetiers parisiens, injonction d’avoir à les servir, en terrasse et rapidement, sous peine d’être sabrés.

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200 ans plus tard, l’affaire fut tellement cuisante, elle est encore dans nos esprits. Des Cosaques à Paris ! Toujours enfouie au plus profond de notre rhinencéphale limbique, cette partie de notre cerveau que les spécialistes désignent comme le siège des émotions.

Même si lointaine, l’angoisse en est toujours aussi brûlante. Cette invasion évitée de justesse au lendemain de Mai 1981 et de l’arrivée de 4 ministres communistes dans les fourgons mitterrandiens, les chars russes devaient débouler place de la Concorde, la malédiction ne va-t-elle pas de se reproduire ? À la simple raison de ce grand désarmement moral qui progresse à pas de géant, donnons-lui son nom, la vladimiromania, présentée habituellement sous le terme benoît et patelin de russophilie.

Les Cosaques à Paris ! Certains se rassurent à bon compte, signe déjà de ce désarmement : « La Russie, ce n’est pas la porte à côté. Polonais, Tchèques ou Hongrois, nous comprendrions ! » Il est vrai que la proximité frontalière n’est jamais tout à fait rassurante. Polonais et Hongrois l’ont appris à leurs dépens. L’ancien Président du Mexique, le Général Porfirio Diaz lui-même, réputé pour son courage, son patriotisme et sa lucidité, ne disait-il pas : « Pauvre Mexique ! Si loin de Dieu et si près des États-Unis. »

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——–Halte-là ! Pas de faux semblants ! Aujourd’hui, la révolution informationnelle et la cyberguerre font fi des distances et des frontières. L’ordinateur a remplacé la kalashnikov. Et l’habileté manœuvrière dans ce domaine du maître du Kremlin apparaît sans limites.

Après la sanction méritée, l’expulsion par les États-Unis de 35 diplomates russes accusés et confondus de manœuvres clandestines pour déstabiliser le parti d’Hillary Clinton et ainsi fausser les élections présidentielles, l’Ours russe a sorti sa balalaïka et invité les enfants du corps diplomatique américain aux fêtes du Kremlin, autour du Sapin décoré et rempli de jouets du Premier de l’an.

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——-Un mot tout d’abord, c’est important, pour dire notre compréhension et toute notre sympathie aux autorités US, si soucieuses de préserver leur indépendance et leur droit à des élections régulières et démocratiques.

Où en serions-nous si, comme il y a déjà si longtemps, en 1973, au Chili, des gouvernements pourtant démocratiquement élus étaient déstabilisés et renversés avec la complicité étrangère ? Si de gigantesques systèmes satellitaires d’écoute et de renseignements espionnaient tous les gouvernements de la planète ?

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Et quand bien même cela serait pour la noble cause de la défense de la démocratie, il y aurait matière à le condamner de façon très nette. Pour ce seul motif, nous soutenons la décision du Président Obama. Vladimir ne s’en sortira pas par cette hypocrite pirouette, une sournoise invitation faite à des enfants de venir goûter au Kremlin.

–—–Fasse que nos autorités à venir, celles des deux rives de l’Atlantique, n’ont-elles pas été trop complaisantes jusqu’à maintenant, fasse qu’elles montrent la même fermeté et la même grandeur d’âme que celles du Président Obama.

Quant aux mauvais esprits affirmant, sans la moindre preuve aucune, que Donald Trump et François Fillon lui-même seraient des cosaques, des « dormants » du FSB, l’ex KGB, nous les laissons au saugrenu de leurs affirmations.

En langage de renseignements, un dormant est un agent provisoirement inactif. Laissé « en sommeil » durant plusieurs années, menant une vie tout à fait ordinaire, par exemple celle de milliardaire de l’immobilier aux States, ou encore celle de ministre des Affaires Sociales dans un gouvernement Raffarin, laissé en sommeil, il peut être réveillé et réactivé au moment opportun, en général par le biais d’un code secret préétabli.

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