Le monde de Philip Kerr


 

philippe_KerrPhilip Kerr (toph piquée sur le Net)

Peut-être que certainEs se demandent ce que je fous de mes journées, car mes interventions sur les AZAs sont de plus en plus rares, à part les quelques relais que je partage volontiers.

Peut-être faut-il alors que je donne quelques explications sur cette désertion des pages AZAs ! Et elles ne seront que quelques, parce qu’il y en a pas beaucoup, dans les faits.

La première, la meilleure et la plus intelligente causalité de mon absence est, me semble-t-il, que je suis complètement subjuguée par le monde de Philip Kerr. Puis, comme ses bouquins comptent une petite moyenne de plus de 500 pages par pavé, c’est dire le temps que cela me prend, même si je suis addicte au point tel de je dévore ses romans à la vitesse super-sonique. Il me faut aussi le temps de m’imprégner des noms de différents protagonistes qui eux, ont vraiment existé. Et pas que les personnages, mais les événements itou. Ce qui n’est pas une sinécure lorsque ces noms sont de consonance germanique ou slave.

Philip Kerr nous décrit une Allemagne d’avant, pendant et d’après la 2ème guerre mondiale et ce, au travers d’un personnage cynique et plein d’humour noir. Un anti-héro qui se doit de jouer et déjouer certains pièges dus à sa fonction d’inspecteur de police et de détective privé.

Il nous démonte et démontre un monde où les différents protagonistes ou pays agissent selon leurs propres intérêts ou leurs grandes hypocrisies, le tout enrobé dans des jeux de rôles où les Allemands et les Bolcheviques sont des Méchants alors que les Alliés sont les Gentils !

Une Autoflagellation germanique mise sous une plume (ou un clavier) représentant un Bernie Gunther – Allemand qui se revendique Berlinois jusqu’au bout des ongles, sans pour autant être nazi – mais qui est surtout une critique sociale de celles et ceux qui sont dorénavant des acteurs de la Guerre froide qui perdurera jusqu’à la Chute du Mur de Berlin.

Si ses livres sont velcrotiques, c’est aussi qu’il y décrit l’ambiance générale qui règne dans une Allemagne dépassée par les dettes et le chômage, une Allemagne qui se bat avec ses problèmes avant l’avènement du Fureur Hiltler. Et cette ambiance générale ressemble un peu à celle d’aujourd’hui… ou il serait plus juste de dire que l’ambiance d’aujourd’hui a quelques similitudes avec celle d’hier, celle de bien avant-guerre…

C’est pourquoi, pour toutes celles et ceux qui sont réfractaires à l’Histoire avec un grand H, ilLEs seraient bien inspiréEs de lire cette saga, mélangeant polar, histoire, roman, horreur, voire anticipation. On y trouve de tout, même de l’empathie qui suinte au fil des pages.

Et dernier avertissement : les œuvres de Philip Kerr ne sont peut-être pas de celles qu’on lit sur les plages…

À bon entendeur et bonne entendrice !

Emoticone_mechant_17

Gene


2 réflexions sur “Le monde de Philip Kerr

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