Tentons une petite explication (simple) de ce qu’est réellement la crise de 2008…


La crise… (pardon pour les simplismes, mais j’essaie d’être compréhensible)…

Il est important de savoir ce qu’est cette « crise », pourquoi elle a été possible, et comment on s’est fait enfler !

crise2

Pour schématiser un peu, les banques prêtent de l’argent… tu as besoin de 1000 euros, tu vas donc voir ta banque qui te les prête, moyennant une plus valu (les intérêts), et donc un bénéfice pour elle. Cet intérêt est calculé précisément : il inclus les frais (les bâtiments, les salaires, la pub, etc…), le risque (parce que le risque que tu ne rembourse pas existe) et un bénéfice.

On va dire que, pour intégrer la totalité, et dégager un bénéfice de 50, la banque doit appliquer un intérêt de 20 % donc tu rembourse 1200. Sur les 200, tu as donc 100 qui permettent de couvrir les frais, 50 qui couvrent le risque (sur la quantité de crédits accordés, ceux qui remboursent permettent de couvrir, avec ces 50, ceux qui ne remboursent pas) et 50 de bénéfice.

La banque étant quasi assurée de toucher ses 50 de bénéfices, et c’est pas vieux, ça date des années 80 (merci Tatcher & cie d’avoir permis ça par la mise en place de politiques d’acceptation), elle considère qu’elle a déjà touché les 50, et verse donc une dividende à ses actionnaires sur des bénéfices futurs et inexistants encore sur ces 50 (le « risque » calculé permettant de couvrir les crédits non payés dans leurs calculs).

N’ayant pas encore cet argent, ben elle le sort de ses caisses, et donc, quand elle présente sa compta, ce ne sont pas 1000 euros, qu’ils ont sorti, mais 1000 euros PLUS les dividendes versés (on va dire 1010 euros) !

Mais le risque est couvert SAUF si celui-ci est trop grand ! En même temps, plus le risque est grand, plus le bénéfice l’est aussi… le taux d’intérêt sera plus important si le risque est plus grand (et le bénéfice parce que, si le risque est plus grand, on va appliquer un taux à 30 %, donc une plus valu de 300, alors que le risque ne coutera que 50 de plus à couvrir… les frais étant identiques, le bénéfice passe alors de 50 à 100, et les dividendes à tirer sont donc plus importantes, sachant, toujours, que les dites dividendes sont comptabilisées non pas lorsque l’argent est remboursé, mais lorsqu’il est prêté, c’est important !)

On se dit que, entre les risques faibles, et les risques importants, la balance se fait, et que la prévision des risques couvre les risques… sauf si tu ne prête qu’à des personnes ne pouvant pas rembourser, ce qui permet donc de sortir des dividendes importantes immédiatement !

Et c’est ce qu’ont fait les banques depuis la fin des années 90 !

Elles ne prêtaient, majoritairement, qu’à des personnes « dangereuses » financièrement, ce qui permet de proposer des taux plus importants, et donc de tirer des dividendes plus importantes !

Et ce qui devait arriver arriva, au terme des crédits, le nombre de personnes n’ayant pas remboursé fut plus important que prévu, et les pertes pour les banques catastrophiques !

MAIS les dividendes, elles (et donc un pari cinglé sur des retours qui n’existent pas, en fait), avaient bel et bien été versées ! Donc, quand tu n’as pas remboursé ton crédit de 1000 euros, la banque n’a pas perdu 1000 euros, mais 1000 euros + les dividendes versées « préventivement », pour ce qui est des sommes sorties de leurs comptes !

Et, et c’est là que c’est magique, les gouvernements, donc nous, n’ayant pas le choix, l’écroulement des banques ne pouvant être envisagé, ont remboursé aux banques privées les pertes, donc les 1000 euros + LES DIVIDENDES !!! Les actionnaires de ces banques ont donc fait un bénéfice sur des sommes qu’ils n’ont jamais eu, et ce sur notre dos !

Et on a appelé ce jeu mortifère, dans lequel, je le rappelle, les actionnaires ont tiré un bénéfice important (donc pour eux, aucune perte, bien au contraire, ils ne se sont jamais autant enrichi que grâce à cette « crise » qu’ils ont eux-même créé), une « crise » !

Ce qui est hallucinant, c’est que ce système est TOUJOURS celui en place, toujours celui qui est appliqué, et donc que la crise de 2008, qui était pourtant plus que prévisible du fait du système, et du manque total de risque pour les actionnaires (et même, pire, de l’énorme bénéfice qu’a permis cette crise), NE PEUT QUE SE REPRODUIRE !!!


5 réflexions sur “Tentons une petite explication (simple) de ce qu’est réellement la crise de 2008…

  1. ah oui, j’oubliai un truc, quand même… les 1000 euros que la banque t’as prêté t’ont servi à acheter ta maison (qui, donc, vaut 1000 euros… pas cher, quand même, même Phoenix n’en propose pas à ce prix). Tu n’as pas remboursé tes 1000 euros, et donc, la banque s’est fait rembourser ces 1000 euros, PLUS les dividendes versées par l’état (donc, elle s’est fait remboursé 1010 euros, alors que le prêt initial était de 1000, mais c’est bien 1010 qui apparaissait dans ses écritures comptables). Et là, tu te dis : « tiens, mais quand même, la banque elle-même a perdu les 100 euros de frais de fonctionnement qu’elle a dû quand même couvrir, l’état refusant de rembourser les dits frais qui restent à la charge de la banque, elle est donc déficitaire… » (les 50 de risque disparaissent, puisque le risque a été couvert par l’état, donc ils n’ont plus de raison d’être) Et c’est là que la magie opère, parce que la banque, prétextant des pertes du fait du non remboursement, t’as piqué ta maison (qui, donc, vaut 1000 euros), et la met en vente en son nom aux enchères, bien moins que ce qu’elle vaut (allez, on va dire que la maison sera vendue 300…) ! Et la banque n’a RIEN perdu ! Ben oui, les 1010 euros lui ont, en 2008/2009, été remboursé par les états, et les frais sur les risque n’existant pas, du moins plus, de fait, la seule perte était, je le rappelle, de 100 ! Quand, donc, la maison a été vendue 300, la banque a donc fait un bénéfice même plus grand que si tu avais payé ton crédit, parce que, si tu avais payé, son bénéfice aurait été de 50 alors que là il est de 200 !!! Du coup, et même si la maison a été revendue au tiers de sa réelle valeur, le bénéfice est total pour la banque (et ses actionnaires qui ne manqueront pas de toucher de nouveau des dividendes sur ces 200 de bénéfice !) Et après, on se demande pourquoi les banques prennent autant de « risques » et pourquoi ils ne changent pas le système… ben oui, elles ont intérêt à ce que le système perdure, et que les crises s’enchainent, c’est tout bénéfice pour elles (au passage, ça remet, quand même, en cause certaines affirmations que j’entends souvent, comme quoi « le capitalisme a faillit s’effondrer en 2008″… ben non, mon con, au contraire, il en est sorti encore plus riche ! On est loin de effondrement !

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  2. Bien vu, Josh!!!! Et c ‘est pour ça qu’ on les appelle des Banksters et que Tout Commerce est du Vol.
    😉

    C ‘est la même chose pour le Crédit Municipal, de Toulouse en ce qui me concerne. J’ ai voulu récemment récupérer un peu de thune en gageant mon sax ténor. Un super-action 2 Selmer qui vaut actuellement plus de € 6000 neuf. Ces enfoirés m’ en ont proposé € 180……..j’ ai hurlé aux VOLEURS qui profitent de la misère des pauvres diables, je les ai habillés pour l’ hiver, le printemps et toutes les saisons en enfer…….ils doivent s’ en souvenir encore…..

    Abraço do Sam

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  3. Bien vu !

    Il ne faut pas oublier les banques centrales, la BCE pour les EuropéenNEs, qui inondent le marché de nouvelles coupures, espérant par là, réduire l’inflation – alors que les USA ont fait de même et sont en train de resserrer la vis – ce qui fait baisser la valeur de l’euro. Du coup, juste avant l’annonce officielle de la BCE, la Suisse a abandonné son taux plancher arrimé à l’euro, ce qui, pour les initiéEs – donc les frontaliers – ont vite changer leurs roros contre des francs suisse, ce qui a inondé le marché suisse d’euros qui allaient baisser.

    Sans compter les spéculateurs qui ne se sont pas fait attendre pour acheter du franc suisse. Du coup, l’intérêt est devenu négatif, c’est-à-dire que – si tu veux ouvrir un compte en suisse pour y placer tes 1’000 roros – tu devras t’acquitter d’un intérêt de 1%, donc 10 chf sur une année. Comme en Suisse, tu es obligé d’avoir un compte salaire pour recevoir ton salaire ou tes rentes, tu dois faire en sorte que ton compte-épargne soit vide. Mais si il est vide ou rempli de 1 chf jusqu’à 7’000 chf, tu devras encore payer 130 chf chez UBS par exemple, et 30 chf à la banque Reiffesen ou Migros, je ne sais plus trop.

    Seulement, cela ne règle pas le problème de l’argent en trop. Donc, on te fait des crédits pour rien, c’est-à-dire 0% garanti sur tant d’années.

    Nous avons déjà eu ce genre de crise en 1990 pour l’immobilier. Il y a eu spéculation sur les terrains et les constructions sont devenues chères, car toutes les caisses et les banques ont commencé à investir dans la pierre. On te balançait des villas avec des intérêts de 0% avec la possibilité d’y mettre ta rente 2e pilier (rente vieillesse qui comble l’AVS qui est le 1er pilier). Et une crise a débuté. Du coup, les intérêts se sont envolés jusqu’à 7% et beaucoup de petits propriétaires ont cherché à vendre, même à perte. Ne leur restaient que les yeux pour pleurer alors que – étant dans la construction – j’avais averti mes proches du danger qu’ils couraient si ils se laissaient prendre dans ce piège.

    Aujourd’hui, même topo, mais la spéculation a enflammé les prix des terrains qui coûtent souvent plus cher que la construction. Les intérêts sont super bas, mais les appart coûtent en tout cas 3 fois plus cher que ce qu’ils valent. Comme la Confédération a retenu la leçon et ne permet plus d’investir la totalité de la LPP – 2e pilier – dans l’acquisition d’un logement. Il faut aussi dire que les caisses de pension, 2e pilier donc, ont vu affluer tellement d’argent qu’elles ont aussi commencé à spéculer et y ont perdu des plumes.

    Si au début le 2e pilier, quand il a été introduit dans les années 1980, assurait une rente de près de 70 à 80 % du dernier salaire, il en assure aujourd’hui plus que le 50 à 60 % du dernier salaire versé. Si bien que la classe moyenne qui arrive à la retraite voit son standard de vie baisser et frôler la précarité…

    J’arrête là, car l’entrée des entreprises dans la bourse a été la connerie du siècle dernier et que depuis, ce sont les actionnaires qui décident de l’économie et les montages en shorts pour échapper au fisc.

    Bises de Gene

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  4. juste pour info, quand même, ce petit jeu a pompé allègrement sur le budget de l’état, et pas qu’un peu… si vous avez bien suivit, les banques ont, durant cette « crise », gagné plus que ce qu’elles auraient gagné si les crédit accordés avaient été remboursés, grâce à l’intervention de l’état. Et c’est une paille que l’état a mis en jeu, puisque, pour la France seule, l’état a filé, au total, 159 milliards d’euros à ce petit jeu de chaise musicale (soit l’équivalent de 8 % de son PIB) ! 159 milliards qui auront été prélevés dans NOS poches pour augmenter les bénéfices des banques… soit plus de 2400 euros PAR FRANÇAIS (et pour CHAQUE français !)

    à part ça, tout va bien…

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    1. Meeeerde ça n’a pas pris mon commentaire… yen a marre.

      Je passerais donc sur l’épisode UBS que j’ai relaté et qui a été sauvée par le gouvernement, au grand dam de la citoyenneté. (Mais pas le temps de consulter le peuple, nous a-t-on dit). Cela a changé lorsque l’UBS, qui n’a pas encore fini de remboursé l’État, sôf erreur de ma part, même si le conseil d’administration se pète à la thune, l’UBS a eu le culot de demander de soustraire ses amendes américaines de sa déclaration fiscale. Là, comme la moutarde Tommy montait au nez des Helvètes, le gouvernement l’a envoyée paître ! Naaan mais !

      Par contre, croire que les banques et le fisc français était au-dessus de tout soupçon, c’était voir la paille dans l’oeil de son voisin au lieu de voir la poutre qu’on avait dans le sien. Cela va sans doute de paire avec le désintérêt des FrançaisES pour le monde économique, monde auquel on initie pas le B-A-BA rien qu’à l’école. Ainsi, on peut les rouler dans la farine et les panner sur les deux côtés…

      Bises
      Gene

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