C’est le printemps !


C’est le printemps !

D’ailleurs, ce n’est pas d’aujourd’hui, mais c’est aujourd’hui que la bise est sensée tomber – j’espère qu’il n’a échappé à personne que j’usasse de l’adjectif « sensée » – ce qui laisse de marbre les primevères et autres foutues pâquerettes qui fleurissent à ras le sol. Les zozios chantent – alors qu’ornitholiquement parlant, ils n’arrêtent pas de se lancer des noms d’oiseaux – les bourgeons pointent leur bout de nez alors que le vent du Grand Nord nous glace le sang et pas que ! Non, pas que ! Et si j’insiste sur ces derniers trois petits mots tous composés de trois lettres – fameuse règle de trois – ce n’est point pour faire du remplissage ni montrer au monde entier que j’use de la langue française de façon académique, mais surtout pour insister sur le fait que : si la végétation qui nous pète à la gueule depuis deux-trois jours, le vent nous envoie aussi quantité de pollens dans les muqueuses, et ce n’est pas piqué des hannetons !

C’est donc le printemps et sortez les mouchoirs ! Lunettes à soleil conseillées pour celles et ceux qui ne veulent pas faire peur au voisinage !

Manque de bol, c’est aussi Pâques ! Aussi, pour voir si le lapin est passé par la cheminée, puis est remonté de la cave pour se faufiler dans l’appart afin d’y pondre ses œufs en choc dans les pots de ma végétation appartementable, la gourmandise m’a enfin poussée à rempoter mes plantes. Fort heureusement, j’en ai que trois à vidanger – le reste étant en hydroculture, ce qui fait tout autant de bordel lors de ce genre d’exercice – et c’est là que aussi que je visse que le miracle ne s’est point produit ! Pas d’oeufs en choc ! Donc pas de lapin ! J’entends déjà de gros malins qui vont tenter de me persuader que les lapins ne se pas des ovipares, ce que je sais farpaitement, mais n’empêche que j’en ai vus, pas plus tard qu’hier sur les gondoles des magasins, qui avaient de petites hottes sur le dos. Et comme en plus, ils sont déjà en action, je me suis dit que ma tâche allait en être récompensée. Que dalle ! Juste un tournedos, bleu de préférence, au niveau des lombaires, ce qui n’est pas toujours la joie. Toujours est-il que j’ai le noble privilège d’avoir accompli mon boulot auprès de Dame Nature.

schlumbergeraLe Schlabadabada de Noël

Si le cactus de Noël – ou Schlumbergia brésilien – m’a fait plaisir, me montrant par sa motte qui a tout dégueulassé le tapis, avait besoin d’un nouveau terreau et un peu plus d’espace, il en a été tout autre avec mes deux autres plantes vertes de la famille des Araceaes et des Moracées – rétrospectivement le Spathiphylle de Wallis ou Fleur de lune et le Ficus benjamina Starlight ou Figuier pleureur – lesquelles m’ont laissé d’abondantes mottes de terre autant dans les pots que sur le parquet ! Toujours pas d’oeufs en choc, mais je me suis tout-de-même posé la question si ces plantes ne se foutaient pas de ma gueule ! Sans compter mes deux poilus qui se sont réjouis de cette abondance de terreau soudainement tombé sur le sol. Et que je te tartine tout cela comme on étale du Nutella sur une tranche de pain ! Heureusement que mon autorité sur les canidés est plus efficace que sur l’Araceae et la Moracée !

spathiphyllumMa Fleur de Lune avec moins de feuilles et… sans fleur

figuier_pleureurMon Figuier pleureur…un peu moins fourni

Bref, si ma frustration fusse à son comble en ce jour de printemps où le soleil éveille les oiseaux qui n’ont de cesse de jacasser au point que j’ai envie de me munir de mon filet à papillons pour te les ramasser fissa fissa et de les envoyer direct au tunnel du Gothard, entrée Nord pour le Sud, histoire de voir si ces zailés ont toujours envie de piailler dans les fumées des pots d’échappement qui ne s’essoufflent pas dans traditionnels les bouchons pascaux… sissi ! On dit : « Un bouchon pascal », mais comme il y en a pas qu’un, mais plusieurs qui s’additionnent – nous trompant abjectement et subjectivement qu’il n’y en a qu’un, mais qui dure, qui dure – je joue la carte de la franchise et je conjugue l’adjectif pascal avec bouchon, soit : un bouchon pascal, des bouchons pascaux… comme on dit : un chantier naval, des chantiers navaux… la fin du bail, la fin des beaux… etc… (À en perdre son latin, vous dis-je !)

Dans quelle étagère ?!

Ah ! À l’étal de ma frustration !

montre_DaliMontre de Dali

Doooonc, si cette dernière est à son comble en ce début de printemps, v’là-t’il pas que j’apprends, tout de go et sans cellule de soutien psychologique, que nous allons passez à l’heure d’été ce dimanche, de 02h00 à 03h00 du mat. Alors, qu’on se le dise pour la énième fois, on avance toutes ses tocantes d’une heure. Si bien que dès que la grande aiguille se positionne sur le 12 du cadran à 3h00 du mat, on avance la petite aiguille sur le 4 du cadran ! Pour celles et ceux qui sont modernes et se contentent de cadrans digitaux, l’exercice s’avère plus périlleux. En effet, il faut attendre que l’horloge indique 02:59:59, pour que : hop ! on passe à 04:00:01. N’est-ce point perturbateur ?!

Perso, j’ai trouvé la parade et je vous donne le tuyal : j’avance toutes mes pendules avant d’aller me pieuter. Ainsi, le lendemain, je me réveille en me disant : « Ben tiens ! Ces cons de zozios commencent à chanter une heure plus tôt ! » Signe que nous sommes en farpaite harmonie avec la Nature, non ??!

paques


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