Denis Robert fait la lumière sur Charlie Hebdo avec « Mohicans »


cavanna_choronCavanna et Choron… toph piqué sur le Net

Nous avons déjà fait des articles sur le mal-aimé Denis Robert, ce journaliste d’investigation qui a fait éclater l’affaire Clearstream et ce, dans les 6 épisodes dont le 1er débute le 20 octobre 2014 : Manipulations dans l’histoire française – épisode 1.

Denis Robert qui est à nouveau sous les tirs en rafales des merdias français alors que son livre « Mohicans » est réédité pour la troisième fois, un pavé dans la marre que jette notre sulfureux écrivain qui débute son livre avant l’attentat de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015.

C’est qu’il en faut, du temps, pour écrire un livre aussi fourni de détails dérangeants pour les successeurs de François Cavanna et du Professeur Choron. Temps que les médias vont accorder à Philippe Val pour que ce dernier puisse préparer sa réplique littéraire qui sortira à grands coups de renforts merdiatiques pour faire de l’ombre à « Mohicans » ! Renforts merdiatiques qui viendront de la Directrice des communications Anne Hommel qui a déjà été la chargée de la communication de Dominique Strauss-Khan, Cahuzac, Omar Bongo, Bernard Arnaud, Pigasse et d’autres grands patrons.

Denis Robert explique la genèse de Charlie Hebdo, lorsque Cavanna et Choron créent Hara-Kiri, ardents défenseurs ardus de la liberté de la presse avec ses premiers chroniqueurs que seront : Francis Blanche, Topor, Fred, Reiser, Wolinski, Gébé et Cabu. Bref, un magazine qui défie la censure et qui va être interdit après la mort du général de Gaulle. Hara-Kiri renaîtra de ses cendres avec Charlie Hebdo. Et si certains s’en vont, d’autres arrivent comme : Defteil de Ton, Pierre Fournier (Jean Nayrien Nafoutre de Sayquonlat) et Willem.

Puis vient la passation des pouvoirs entre Cavanna, le professeur Choron et Philippe Val, le tout chapeauté par Maître Richard Malka, avocat à la réputation sulfureuse qui n’hésite pas à pratiquer le conflit d’intérêt.

Bref, Cavanna va toucher le 0.44 % des dividendes de Charlie Hebdo (soit environ 20’000 € / par année) alors que Philippe Val se paie un salaire de 13’700 € /mois, du jamais vu dans la profession. De plus, Philippe Val va profiter de la notoriété de Charlie Hebdo pour faire ses entrées d’abord à France Inter, puis à France Culture. Mais une ambiance délétère s’installe au sein de l’équipe de rédaction de Charlie HebdoPhilippe Val se comporte en véritable dictateur. Denis Robert a d’ailleurs fait main basse sur des enregistrements lors des réunions au sein du journal satirique lorsque Val présidait le binz.

Une fois Philippe Val lancé sur les ondes radiophoniques, notamment Radio-France, il quitte la direction de Charlie Hebdo avec les 2.5 à 2.8 millions d’ € engrangés par le journal et ce, en toute légalité puisque ce sera Richard Malka qui prépare les papiers. Ainsi, Charb et Riss se retrouve avec un déficit de ~ 450’000 €, mais Val rassure Charb et Riss quant à la « marque déposée » Charlie Hebdo et celle de Hara-Kiri. Et lorsque Cavanna réédite les premiers numéros de Hara-Kiri, Charb et Riss lui tombe sur le poil, revendiquant la paternité du titre Hara-Kiri. Une médiation a lieu entre Charb, Riss, défendus par Maître Richard Malka qui est aussi l’avocat de Cavanna. Un procès qui va durer une année mais que Cavanna va remporter.

Autant dire une guerre d’usure entre les fondateurs et la dernière équipe actuelle avant l’attentat.

Bref, nous connaissons la suite de ce qui se passe lamentablement après l’attentat de Charlie Hebdo et Denis Robert va se retrouver face à Richard Malka, ce même Malka qu’il a dû contrer avec l’affaire Clearstream.

Tout cela est mieux expliqué dans la bande son ci-dessous, mp3 de la RTS du 15 janvier 2015 :

Denis Robert, « Mohicans » (connaissez-vous Charlie?)

Longtemps journaliste d’investigation pour Libération, réalisateur de documentaires et spécialiste de la lutte contre la criminalité financière, Denis Robert est aussi romancier et plasticien. Il publie « Mohicans » (connaissez-vous Charlie?), aux éditions Julliard, qui relate l’histoire et l’état d’esprit d’Hara-Kiri, puis de Charlie Hebdo, à l’époque du professeur Choron et de son compère Cavanna.

Denis Robert est au micro de Pierre Philippe Cadert.



Le livre:

Je voudrais avoir la froideur de l’entomologiste en entamant ce récit. Prendre les pièces une par une, remonter le temps. Éclater le temps. Disséquer. Poser. Observer. Dater. Comprendre. C’est l’histoire de deux êtres rares: Cavanna et Choron. C’est l’histoire d’un premier journal, puis d’un deuxième, d’un troisième: tous créés par une bande de kamikazes, ivres de liberté et bourrés de talent. Ces journaux ont amusé, éclairé, ouvert les yeux et les esprits de deux ou trois générations de lecteurs, de citoyens, d’électeurs, de journalistes. Hara-Kiri mensuel, Hara-Kiri hebdo, La Gueule ouverte, Charlie Mensuel et le dernier: Charlie Hebdo… 1960-1985: vingt-cinq années d’insolence, d’humour, de spontanéité et de subversion. L’époque étant ce qu’elle est, ces journaux fougueux qui sentaient le foutre, la sueur, l’alcool, la liberté sont devenus des marques.

C’est l’histoire de la dilapidation d’un héritage. Une histoire tumultueuse, magnifique, triste et honteuse. À mes yeux, elle est exemplaire.

http://www.julliard.fr/site/mohicans_&100&9782260029014.html

mohicans


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