Réflexion critique sur Marx par le chômage et le travail (suite en reprise de commentaire)…


suite au texte laissé hier, sur l’évolution du travail, et la disparition de celui-ci que j’évoque, du moins la disparition de la capacité de survie grâce au travail, on m’a fait remarqué que les entreprises ne vont, quand même, pas vendre leurs produits aux machines, qu’il faut bien qu’il y ait des travailleurs…

10802032_785604171486393_8621557399263082210_n

Mais ils y ont parfaitement pensé (et Marx aussi, puisque, tant dans le Capital que dans le Manifeste, il en parle déjà) en « étalant » la capacité d’achat, en créant des classes moyennes dans les BRICs (les BRICs sont, je le rappelle, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine) qui compensent le montant par la quantité, en réduisant la qualité aussi qui rend le coût de production moins élevé (et, par la même occasion, favorise l’obsolescence), et externalisant et sous traitant le dit coût, ce qui leur coûte moins cher, etc…

Ils ont fait entrer une part minime des dits BRIC dans le jeu consumériste, mais une part minime de 4 milliards de personnes, ça compense la perte dans les pays occidentaux.

Mais ce n’est qu’un palliatif transitoire puisque le capital a aussi trouvé un terrain de jeu exempt de toute contrainte, ils jouent à la « bulle au prisonnier » (non, non, pas de faute, il s’agit bien d’un U et pas d’un A) ! Ça sort pas des bourses, on se passe la bulle qui grossit, grossit, de l’un à l’autre en prenant, au passage, son intéressement, et le dernier, celui dans les mains duquel la bulle explose, a perdu, mais les autres ont réalisé un beau bénéfice, et le bénéfice est énorme sans qu’à aucun moment une quelconque valeur travail ne soit intervenu, sans la moindre opération, sans même machines, sur du vent !

Tu as eu la bulle immobilière (pendant laquelle on faisait acheter des maisons à des chômeurs, quand même… Cette bulle n’est pas une bulle immobilière, comme on nous la présente, mais une bulle du CRÉDIT immobilier ! Les maisons existent toujours, elles n’ont pas disparu, ce qui a disparu, c’est les crédits qui entouraient l’achat ! C’est une bulle du crédit, et non pas du logement !), et ça parait fou, mais ce n’est qu’une petite partie du truc dément en train de se mettre en place ! Ainsi, même le réchauffement climatique est utilisé dans une de ces bulles, puisqu’une « assurance » climatique a été créée, par exemple, par les financiers, que cette assurance, vendue aux pays à risque, se passe de mains en mains, jusqu’à ce que le dit pays prenne vraiment les conséquences du réchauffement dans la gueule, et le perdant sera celui qui sera, alors, propriétaire de la bulle… On sait que ça va arriver, mais ça joue quand même ! Et les bénéfices tirés non pas d’une manufacture quelconque, il n’y en a pas, même pas du prix de vente au dit pays (souvent minime, les dits pays étant souvent pauvres), mais du bénéfice à la revente de l’assurance, d’une compagnie, d’une banque à l’autre !

Dingue ? Ben il y a même pire ! Ainsi, les grandes entreprises achètent, en ce moment, les forêts du monde entier, souvent les forêts protégées, même pas pour les détruire ou en tirer profit, non, RIEN n’est fait, ni pour son entretien, ni pour son exploitation (l’entretien, même, de ces forêts reste la prérogative des gouvernements, à aucun moment l’entreprise acheteuse ne met un seul centime dans cette forêt, sauf quand elle acquiert le papier prouvant qu’elle en est propriétaire), mais pour se les revendre, dans une « bourse climatique », certains pariant sur la valeur que pourrait avoir, dans l’avenir, ces « poumons », d’autre sur leur disparition ! Et ces paris s’enchaînent, la bulle de cette bourse « climatique » enfle déjà, SANS RIEN, sans aucune intervention, juste sur le fait que les forets existent, et qu’elles pourraient exister encore dans 50 ans… ou pas ! Et ces paris représentent, déjà (alors qu’on en est qu’au début) plus de 20 milliards de dollars de bénéfices par an, sans rien, sur du vide !

Le système trouve déjà des solutions pour presque se passer de nous pour s’enrichir, ne préservant que l’essentiel (faut pas déconner, ils vont pas eux-même cultiver et élever leur bouffe…), mais se passant, de plus en plus, de ce travail qui, s’il nous est présenté, à nous, comme étant quelque chose de merveilleux, n’a, de tous temps, toujours été qu’une horreur à laisser aux esclaves pour eux ! On laisse en place un socle ajustable, suffisamment important pour éviter les révoltes, mais va falloir nous attendre à voir un chômage à deux chiffres partout, et des gens crevant la dalle dans tous les pays occidentaux, si nous ne faisons rien !


2 réflexions sur “Réflexion critique sur Marx par le chômage et le travail (suite en reprise de commentaire)…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s