Avant et l….après


Avant le cheval était le cheval, à moins qu’on ait rêvé. le boeuf était le boeuf. La nourriture était la nourriture. Le plaisir était le plaisir. Le travail était le travail. Le mérite était le mérite. L’argent était l’argent. La culture était la culture. La politique était la politique. Les zones rurales étaient la campagne. La ville était la ville. Le socialisme était social. La vie était la vie et la mort était la mort, à moins qu’on ait rêvé.
De nos jours il y a du cheval dans le boeuf à moins qu’on n’ y voie rien. Il y a du faux dans les lasagnes. Il y a du trafic dans la nourriture. Il y a du bluff dans les saveurs.Il y a de la mystification dans les repas. Il y a de l’injonction dans le consentement. Il y a du formatage au travail. Il y a de l’esbroufe dans le mérite. Il y a de l’industrie dans la culture Il y a de la pourriture dans l’argent. Il y a de la sensation dans la politique.Il y a du populisme dans le socialisme. Il y a de la prédation dans le libéralisme. Il y a du fascisme dans le patriotisme. Il y a du petit-bourgeois dans les zones rurales. Il y a du cannibalisme dans la ville. Il y a de la vénalité dans l’intelligence. Il y a de la feinte dans la fraternité. Il y a du consensus dans la brutalité. Il y a de la normalité dans les mafias. Il y a du méprisé dans les objets modestes. Il y a du féchétisé dans les objets coûteux. Il y a de chosification dans les animaux. Il y a du bénéfice dans les forêts. Il y a du dévasté dans les paysages. Il y du poison dans les océans. Il y a du vicié dans l’air. il y a de l’ennui dans ici. Il y a du déja-vu dans l’ailleurs. Il y a de la fuite dans le maintenant. Il y a de la fragmentation dans le temps. Il y a de l’effroi dans la durée. Il y a de la terreur dans la mort.
La société de marchandises a racheté les coeurs, les neurones, les corps, les instincts, les métiers, les oeuvres et les travaux.
La société du spectacle a récompensé les exhibitionnistes en écrasant les discrets. La société de la vitesse a disqualifié les patients en applaudissant les fiévreux. La société de la performance a vanté les compulsifs en écartant les attentifs. La société de la non mémoire a chéri les incantatoires en repoussant les attentifs. La société de la norme a logé ses profiteurs en dégradant les vertueux. La société de l’image a glorifié les étiquettes en ignorant les contenus. La société de l’information s’accomplit par les faits qui font date et au mépris du quotidien. La société du mouvement uniformise les apparences sur les deux hémisphères de la Terre en dissimulant ce qu’elles recouvrent. La société du transit charrie les chevaux et les boeufs par camion. La société de l’indifférence ne les entend pas. La société de l’abattoir les triture. La société de consommation les avale.


3 réflexions sur “Avant et l….après

  1. Que l’on parle d’un insecte, d’un ver ou d’un cheval, et je me rappelle de ces autres vies et de leur importance, peut-être les avons nous même vécues au moins dans notre inconscient. ?

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s