L’inculture chez les faux-culs


L’inculture progresse donc aux royaumes des faux-culs. En Suisse comme en France, les coqs de la politique ont vilipendé les dépenses  »inconsidérées » pour les crèches et la culture. Ces coupes drastiques dans le budget culture est une première pour la gauche en France qui n’a cessé de soutenir la création artistique et la préservation du patrimoine culturel depuis les débuts de la Vème république, en 1958. Pendant sa campagne électorale, François Hollande voulait  »sanctuariser » l’engagement de l’Etat dans ce domaine, il a menti très  »normalement ».

Bien sûr, la culture souffrirait de la crise, diagnostic de surface. En réalité c’est plus subtile, la culture est insupportable à tout pouvoir, notamment à tout pouvoir actuel fatalement soumis aux normes de la société néolibérale et spectaculaire. D’une part la culture agresse par définition tout ordre institué par n’importe quel gouvernement assistée par n’importe quelle administration. En plus  s’ajoute le mépris spécifique que notre époque lui jette. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous aujourd’hui blasés par notre existence quotidienne au point de vouloir la fuir et ce faisant nous sommes en quête obsessionnelle de tout ce qui nous paraît original, originel même,  il en résulte au sein des sociétés modernes  que la culture n’apparaît plus comme pouvant sauver, élever l’homme et lui faire supporter les souffrances endurées; alors que l’inculture s’envisage comme leur remède.

L’inculture a un horizon bien dégagé, instrument d’avenir ou stratégie collective pour instituer les êtres dans un monde qui se doit d’être partagé.

 

 


Une réflexion sur “L’inculture chez les faux-culs

  1. La preuve en est par l’Histoire, où toute dictature qui s’établissait devait, auparavant, détruire toutes les références culturelles pour instaurer une nouvelle culture décidée par l’autocratie.
    C’était choc! Mais au moins, cela donnait encore la chance à certains intellectuels de préserver et d’échapper certains ouvrages de références.

    Aujourd’hui, c’est plus insidieux. Sous la pommade d’une démocratie monarchique, luisante et étincelante de liberté, elle scie dans la base de la scolarité afin que les nouvelles générations n’ont pas besoin ou pas envie de se référer aux ancêtres de l’homo sapiens modernicus et d’en tirer les leçons. Cette nouvelle dictature moderne va jusqu’à vulgariser le langage de sorte qu’il n’y ait plus de références auxquelles se rattacher, donc moins de compréhension presque spontanée.
    Et la haine, insidieusement distillée par les merdias, nous plonge dans un monde dans lequel je ne crois pas vraiment que nous allons vers une nature humaine plus évoluée.

    Ainsi, le slogan « plus de transparence » nous a plongé dans une sorte d’obscurantisme bien ordonné.
    Orwell n’est pas loin…

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