Grèce sur le grill…et tapas en Espagne


Yannis Stournaras, ex-technocrate économiste respecté et bien connu à Bruxelles, se penche depuis plus de deux ans sur la crise de la dette hellénique.

On se souvient des législatives du 17 juin, lorsque le vainqueur Antonis Samaras, chef du parti de la Nouvelle Démocratie, est devenu premier ministre et avait choisi Vassilis Rapanos, 65 ans, ancien patron de la Banque nationale de Grèce, comme ministre des Finances. Un Vassilis malade qui déclare forfait et c’est donc Yannis Stournaras qui le remplace.

Or à Athènes, tout part en couille et ce, alors que l’équipe sportive grecque ouvre, comme d’hab, la cérémonie des jeux olympîtres de Londres.

D’après Madame Bourses-au-Soleil, le PIB grec devrait reculer de 6,9% au lieu des 4,3% prévus. La BCE se voit alors offrir des obligations grecques en échange de nouvelles liquidités, ce qu’elle décline poliment. Les banques privées vont donc être obligées de demander une nouvelle aide d’urgence. Et pour cause!. Ce sont plus de 10 milliards d’euros qui auraient été transférés à l’étranger avant les élections de juin 2012. Plus personne ne paie personne! Les entreprises ne paient plus leurs employés, qui ne paient pas leurs impôts, et l’Etat n’assure plus les prestations sociales.

Puis il y a le nouveau gouvernement de coalition droite-centre gauche qui n’a toujours pas confirmé le départ prévu de 150 000 fonctionnaires. Or Yannis Stournaras doit présenter un plan de 7.5 milliards d’économies en 2013-2014, contre 11.5 milliards requis par le second plan de sauvetage signé en mars. Athènes va-t-elle demander à l’UE un autre délai pour essayer d’atteindre les objectifs fixés par Bruxelles? That is the quouestchion!

Olive dans l’apéro, v’là-t-il pas que Costas Mitropoulos, directeur général de Hellenic Asset development Fund, une autorité indépendante chargée des privatisations créée en juillet 2011, claque la porte et va se faire voir….chez les Italiens! Tout ça parce que les syndicats veulent fourrer leur nez dans ses affaires, contrôler les ventes et choisir les acheteurs des sociétés publiques telles que celles du gaz, des mines, du vieil aéroport d’Hellenikon à Athènes ainsi que les ports et certains terrains. Des ventes qui auraient rapporté quelques milliards, mis un peu d’eau dans l’Ouzo et rassuré…quelques technocrates européens.

Yannis Stournaras voit le 20 août d’un mauvais oeil, lorsqu’il devra annoncer à la zone euro que la péninsule hellénique ne pourra pas rembourser les 3.1 milliards d’euros d’obligations pour obtenir le déblocage du premier plan d’aide de 44 milliards d’euros dont le pays a besoin d’ici fin 2012. Pour cela, il espère le concours du président du gouvernement de la péninsule ibérique, Rajoy, qui devra expliquer pourquoi l’Espagne s’enfonce dans la récession alors qu’elle obtient des fonds pour alimenter ses banques…qui ne prêtent plus rien, ayant le trouillomètre à zéro!

Un Mariano Rajoy qui va rencontrer ce jeudi 2 août à midi pile, le chef du gouvernement italien Mario Monti, un autre technocrate choyé par Bruxelles, ceci pour des tapas à la Pouerta del Sol, à Madrid.

 


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