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Les AZA subversifs

Pourquoi les nations échouent : les origines du pouvoir, de la pauvreté et de la prospérité.

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Pour comprendre l’économie politique et des institutions politiques dans le système économique mondial, il faut lire ce livre écrit par Daron Acemoglu ( professeur au Massachusetts Institute of Technology, MIT ) et James Robinson (professeur au Harvard ) Cet excellent livre nous offre une nouvelle théorie afin de trouver les réponses aux questions de la croissance économique. Les deux professeurs réputés, ayant recherché pendant plusieurs années dans l’histoire ancienne et contemporaine, ont trouvé une nouvelle approche des instituions et des organisations économiques pour améliorer la situation économique en sortant de la pauvreté.

Dans ce livre, les auteurs essaient d’expliquer pourquoi certains pays sont riches alors que d’autres sont pauvres. Comment les instituions politiques pluralistes jouent un rôle fondamental dans le développement du pays. Acemoglu et Robinson appellent ces instituions en démocratie comme «inclusives». On apprend que l’opposition de ce terme est «extractive». Cela veut dire qu’une élite a saisi le pouvoir dans les instituions en profitant de l’intérêt économique. Ce classement n’inclut pas seulement l’intérêt économique mais aussi l’innovation technologique.

Je crois que ce livre mérite l’attention pour trois raisons. La première est qu’il y a des questions à creuser. La deuxième est que les hypothèses sur la marché du monde sont bien traitées. La dernière est que les causes et les conséquences retirées des avantages et désavantages d’un pays concerné nous aident à nous tenir au courant comment l’économie a une corrélation avec la situation géographique ainsi que l’instrument politique.

Il serait bien de parler de ces inégalités entre les différents pays du monde; pourtant, j’aimerais bien partager l’idée de Daron Acemoglu: 10 raisons pour lesquelles les pays s’effondrent.

Selon M. Acemoglu, les Etats n’échouent pas du jour au lendemain. Les graines de leur destruction sont ensemencées au plus profond de leurs institutions politiques.

Il donne pourtant deux bons exemples pour certains pays qui échouent spectaculairement. D’après lui, l’Afghanistan a vu sa faillite avec un effondrement total de toutes les institutions de l’État à la suite du retrait des troupes soviétiques et de la pendaison du président Mohammad Najibullah à un lampadaire, ou au cours de la décennie de la guerre civile en Sierra Leone, où le gouvernement a tout à fait cessé d’exister.

Il détermine que la plupart des pays qui n’échouent pas tout d’un coup avec un boom, mais avec un gémissement. Ils ne s’effondrent pas par l’explosion de la guerre et de la violence, mais en étant tout à fait incapable de tirer profit de l’énorme potentiel de leur société pour la croissance, en condamnant leurs citoyens à une vie de pauvreté. Ce type de chute lente se fait voir dans de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne, en Asie et en Amérique latine qui ont un niveau de vie nettement plus bas que les pays de l’Ouest.

Quant à l’auteur, la chute de certain pays s’explique par leurs instituions économiques que M. Acemoglu nomme «extractive». Pour lui, ce qui est tragique, c’est que cet échec est conceptuel. Ces états s’effondrent parce qu’ils sont gouvernés par des institutions économiques «extractives», qui détruisent les incitations, découragent l’innovation, et sapent le talent de leurs citoyens en créant un terrain de jeu incliné, les privant ainsi de possibilités. Ces institutions ne sont pas placées par erreur, mais pour un but. Elles sont là pour le bénéfice des élites qui tirent beaucoup de l’extraction – que ce soit sous la forme de minéraux précieux, le travail forcé ou de monopoles protégés – au détriment de la société. Bien sûr, ces élites bénéficient des institutions politiques truquées, brandissant leur pouvoir afin de faire basculer le système pour leur profit.

L’auteur a une telle conviction que les Etats, fondés sur l’exploitation vouée à l’échec, prennent tout un système corrompu avec eux, en emmenant souvent les peuples vers une immense souffrance. Prof. Daron Acemoglu démontre 10 rasions pour la chute potentielle d’un pays en analysant les systèmes historiques et contemporains de 10 Etats où les instituions étaient/sont «extractives». C’est une source frappante pour améliorer la compréhension sur le concept la «loi d’airain de l’oligarchie» utilisé par Robert Michels.

 

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1. Corée du Nord: le manque de droits de propriété

Les institutions économiques de la Corée du Nord font qu’il est presque impossible pour les gens de posséder des biens. L’Etat détient tout, y compris la quasi-totalité des terres et du capital. L’agriculture est organisée par les fermes collectives. Les gens travaillent pour le Parti des travailleurs coréens au pouvoir, et non pour eux-mêmes, ce qui détruit leur motivation à réussir.

La Corée du Nord pourrait être beaucoup plus riche. En 1998, une mission de l’ONU a constaté que bon nombre de tracteurs, de camions et autres machines agricoles du pays étaient simplement inutiles ou non-maintenus. Au début des années 1980, les agriculteurs ont été autorisés à avoir leurs propres lopins de terre et de vendre ce qu’ils ont produit. Mais même cela n’a pas créé beaucoup d’incitation, étant donné le manque endémique des droits de propriété dans le pays.

Non seulement la Corée du Nord n’a pas réussi à se développer économiquement – alors que la Corée du Sud a connu une croissance rapide – mais ses habitants ont littéralement échoué à se développer. Piégés dans ce cycle débilitant, les Nord-Coréens sont non seulement beaucoup plus pauvres que les Sud-Coréens, mais font aussi 3 pouces de moins en moyenne que leurs voisins avec qui le régime a coupé toutes relations depuis ces six dernières décennies.

2. Ouzbékistan: le travail forcé

La coercition est un moyen infaillible à l’échec. Pourtant, jusqu’à tout récemment, au moins dans le champ de l’histoire humaine, la plupart des économies ont été fondées sur la coercition exercée sur les travailleurs – esclavage, servage, et autres formes de travail forcé. En fait, la liste des stratégies pour amener les gens à faire ce qu’ils ne veulent pas faire est aussi longue que la liste des sociétés qui comptaient sur eux. Le travail forcé est également responsable de l’absence de l’innovation et du progrès technologique dans la plupart de ces sociétés, allant de la Rome antique au Sud des Etats-Unis.

Le coton est parmi les plus importantes exportations de l’Ouzbékistan. En Septembre, avec la maturation des capsules de coton, les écoles sont vides, les enfants sont obligés de prendre la recolte. Au lieu d’éducateurs, les enseignants deviennent des recruteurs de travail. Les enfants reçoivent des quotas journaliers de 20 à 60 kg, en fonction de leur âge. Les principaux bénéficiaires de ce système sont le président Islam Karimov et ses acolytes, qui contrôlent la production et la vente du coton. Les perdants ne sont pas seulement les 2,7 millions d’enfants contraints de travailler dans des conditions difficiles dans les champs de coton au lieu d’aller à l’école, mais aussi de la société ouzbèke au sens large, qui n’a pas réussi à sortir de la pauvreté. Son revenu par habitant est aujourd’hui n’est pas loin de son niveau aussi bas, lorsque l’Union soviétique s’est effondrée – à l’exception de la famille Karimov qui domine le fioul domestique et le gaz, et qui s’en porte très bien.

3. Afrique du Sud: Un terrain de jeu incliné

En 1904, en Afrique du Sud, l’industrie minière a créé un système de castes pour l’emploi. Dès lors, seulement les Européens pouvaient être forgerons, chaudronniers, briquetiers – en fait tout emploi spécialisé ou profession. Cette «barrière de couleur» (color bar) comme les Sud-Africains l’appelaient, a été étendue à l’ensemble de l’économie en 1926 et a duré jusqu’en 1980, privant les Sud-Africains noirs de toute possibilité d’utiliser leurs compétences et leurs talents. Ils ont été condamnés à travailler comme ouvriers non qualifiés dans les mines et dans l’agriculture – à des salaires très bas, ce qui a été extrêmement rentable pour l’élite qui possédait les mines et les exploitations agricoles. Sans surprise, l’Afrique du Sud sous l’Apartheid n’a pas réussi à améliorer le niveau de vie de 80 %t de sa population depuis près d’un siècle. Depuis 15 ans avant la chute de l’Apartheid, l’économie sud-africaine a été contractée. Depuis 1994 et l’avènement d’un Etat démocratique, elle croît sans arrêt.

4. Egypte: Les grands hommes cupides

Quand les élites contrôlent l’économie, ils utilisent souvent leur pouvoir pour créer des monopoles et bloquer l’entrée de nouvelles personnes et d’entreprises. C’était exactement comment l’Egypte a travaillé pendant trois décennies sous Hosni Moubarak. Le gouvernement et l’armée possédaient de vastes zones de l’économie – selon certaines estimations, jusqu’à 40 pour cent. Même quand ils ont fait «libéraliser», ils ont privatisé une grande partie de l’économie directement dans les mains des amis de Moubarak et ceux de son fils Gamal. Les grands hommes d’affaires, proches du régime, tels qu’Ahmed Ezz (fer et acier), la famille Sawiris (multimédia, les boissons et les télécommunications), et Mohamed Nosseir (boissons et des télécommunications) ont reçu non seulement la protection de l’État, mais aussi de contrats du gouvernement et de grandes prêts bancaires sans avoir besoin de mettre en place des garanties.

Ensemble, ces grands hommes d’affaires étaient connus comme les «baleines». Leur mainmise sur l’économie a créé des profits fabuleux pour les initiés du régime, mais a bloqué des opportunités pour la grande masse des Egyptiens désirant sortir de la pauvreté. Pendant ce temps, la famille Moubarak a accumulé une immense fortune estimée à 70 milliards de dollars.

5. L’Autriche et la Russie: Des élites bloquent de nouvelles technologies

Les nouvelles technologies sont extrêmement perturbatrices. Elles balayent d’anciens modèles d’affaires et font des compétences existantes, des organisations obsolètes. Ils ne redistribuent pas seulement le revenu et la richesse, mais aussi le pouvoir politique. Cela donne aux élites une forte incitation pour essayer d’arrêter la marche du progrès. Tant mieux pour eux, mais pas pour la société.

Considérant à ce qui s’est passé dans le 19e siècle, les chemins de fer se sont répandus à travers la Grande-Bretagne et les États-Unis. Quand le projet de construction d’un chemin de fer a été soumis à François Ier, empereur d’Autriche, il était toujours hanté par le spectre de la Révolution française de 1789 et a répondu: «Non, non, je n’aura rien à faire avec cela » de peur que la révolution puisse entrer dans le pays. La même chose s’est produite en Russie avant les années 1860. Avec les nouvelles technologies bloquées, le régime tsariste était en sécurité, au moins pendant un certain temps. La Grande-Bretagne et les États-Unis ont augmenté rapidement leurs économies, ce que l’Autriche et la Russie n’ont pas réussi à le faire. La piste raconte l’histoire: dans les années 1840, la Grande-Bretagne subissait une manie de chemin de fer où plus de 6.000 miles de voies ferrées ont été posées alors qu’un seul chemin de fer parcourait le vaste continent russe. Même cette ligne n’a pas été construite pour l’avantage du peuple russe, elle a couvert 17 miles de Saint-Pétersbourg à Tsarskoïe Selo et Pavlovsk où se trouvaient les résidences impériales du tsar.

6. Somalie: Aucune loi ni ordre

L’appareil indispensable (un must-have) pour les économies réussies est un état centralisé et efficace. Sans cela, il n’y a aucun espoir de fournir l’ordre, un système efficace de lois, les mécanismes de règlement des différends ou des biens publics de base.

Pourtant, une importante partie du monde d’aujourd’hui est encore dominée par des sociétés sans État. Bien que les pays comme la Somalie ou le nouveau pays du Sud-Soudan aient des gouvernements internationalement reconnus, ils exercent peu leurs pouvoirs en dehors de leurs capitales, et peut-être même pas là. Les deux pays ont été construits au sommet des sociétés qui, historiquement, n’ont jamais créé un état centralisé, mais ont été divisés en clans où les décisions sont prises par consensus chez les hommes adultes. Aucun clan n’a jamais été capable de dominer ou de créer un ensemble de lois ou de règles à l’échelle nationale. Il n’y avait pas de positions politiques, ni administrateurs, ni taxes, ni dépenses publiques, pas de police, pas d’avocats – en d’autres termes, aucun gouvernement.

Cette situation a perduré pendant la période coloniale en Somalie, où les Britanniques étaient incapables même de collecter les impôts de capitation, la base habituelle pour l’exercice de leurs colonies africaines. Depuis l’indépendance en 1960, ils ont tenté de créer un véritable État central. Par exemple, pendant la dictature de Mohamed Siad Barre, mais après plus de cinq décennies, c’est juste et même évident de dire qu’ils ont échoué. On appelle cela «la loi de la Somalie»: l’absence d’un Etat central, il ne peut pas y avoir aucune loi et ni ordre, sans quoi il ne peut y avoir aucune économie réelle, et sans une véritable économie, un pays est voué à l’échec.

7. Colombie: Un gouvernement central faible

La Colombie n’est pas la Somalie. Tout de même, le gouvernement central est incapable ou refuse d’exercer un contrôle sur plus probablement la moitié du pays qui est dominé par les guérillas de gauche, le plus célèbre étant les FARC, et de plus, les paramilitaires de droite. Les barons de la drogue sont peut-être en fuite, mais l’absence de l’état de la majeure partie du pays conduit non seulement à l’absence de services publics tels que les routes et les soins de santé, mais aussi au manque de conditions bien définies, les droits de propriété institutionnalisés.

Des milliers de Colombiens ruraux ont seulement des titres informels ou des titres dépourvus de toute valeur juridique. Bien que cela n’empêche pas les gens d’acheter et de vendre des terres, cela sape leurs incitations à investir – et l’incertitude les conduit souvent à la violence. Au cours des années 1990 et début des années 2000, par exemple, environ 5 millions d’hectares de terres ont été expropriées en Colombie, en général au bout du fusil. La situation est devenue si grave qu’en 1997, le gouvernement central a permis aux autorités locales d’interdire les transactions foncières dans les zones rurales. Le résultat? De nombreuses parties de la Colombie ne parviennent pas à prendre part à des activités économiques modernes; au lieu de ça, ils croupissent dans la pauvreté, sans parler des paradis fertiles pour les insurgés armés et les forces paramilitaires de la gauche et de la droite.

8. Pérou: mauvais services publics

Calca et à proximité d’Acomayo sont deux provinces péruviennes haut dans les montagnes, et les deux sont habitées par les descendants de langue quechua des Incas. Les deux récoltent les mêmes cultures, mais Acomayo est beaucoup plus pauvre, les habitants consomment environ un tiers de moins que ceux de Calca. Les gens le savent. En Acomayo, ils demandent aux étrangers intrépides: «Ne savez-vous pas que les gens d’ici sont plus pauvres que les gens de là-bas, dans Calca. Pourquoi voudriez-vous venir ici? »

En effet, il est beaucoup plus difficile d’aller à Acomayo, capitale régionale de Cusco et ancien centre de l’Empire Inca, qu’à Calca. La route de Calca est pavée, alors que celle de Acomayo est dans un état terrible. Pour aller au-delà Acomayo, vous avez besoin d’un cheval ou d’un mulet – Les habitants d’Acomayo sont un tiers plus pauvres que ceux de Calca comme l’auteur en a fait la démonstration. L’infrastructure est importante.

9. Bolivie: L’exploitation politique

La Bolivie a une longue histoire d’institutions extractives datant de l’époque espagnole – une histoire qui a brassé le ressentiment au fil des années. En 1952, les Boliviens se sont levés en masse contre l’élite traditionnelle, les propriétaires fonciers et les mines. La plupart des chefs de cette révolution étaient des gens exclus du pouvoir et du patronage sous le régime précédent. Une fois qu’ils ont pris le pouvoir, les révolutionnaires ont exproprié les terres et les mines et ont créé un parti politique, le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR). L’inégalité a fortement baissé dans un premier temps, suite aux saisies des terres, ainsi que les réformes éducatives du MRN. Mais le MRN a mis en place un régime de parti unique et a progressivement annulé les droits politiques à partir de 1952. A la fin des années 1960, l’inégalité était en fait supérieure à ce qu’elle était avant la révolution.

Pour la grande masse des Boliviens ruraux, une élite avait été simplement remplacée par un autre appelé la «loi d’airain de l’oligarchie» par le sociologue allemand Robert Michels. Les populations rurales avaient encore des droits de propriété incertains et ont continué de vendre leurs votes pour l’accès à la terre, au crédit ou au travail. La principale différence est qu’au lieu de prestation de ces services aux propriétaires traditionnels, ils se sont maintenant fournis au MRN.

10. Sierra Leone: La lutte contre les dépouilles

L’intense extraction a produit l’instabilité et l’échec parce que, conformément à la loi d’airain de l’oligarchie, cela a suscité la motivation pour les autres à destituer les élites et à prendre le pouvoir.

C’est exactement ce qui s’est passé en Sierra Leone. Siaka Stevens et son Congrès populaire (APC), le parti a dirigé le pays de 1967 à 1985 comme leur fief personnel. Peu changé quand Stevens s’est écarté, passant le relais à son protégé, Joseph Momoh, qui a juste continué le pillage.

En Mars 1991, le Front révolutionnaire uni de Foday Sankoh ( Revolutionary United Front ) avec le soutien et probablement le commandement du dictateur Charles Taylor du Liberia, a traversé la Sierra Leone et plongé le pays dans un cercle vicieux, dix années de guerre civile. Sankoh et Taylor étaient intéressés par une seule chose: le pouvoir qu’ils pourraient utiliser, entre autre, à voler des diamants, et ils pouvaient le faire à cause du régime créé par Stevens et son APC. Le pays est bientôt tombé dans le chaos avec la guerre civile en prenant la vie d’environ 1 % de la population et d’innombrables mutilations. L’Etat de la Sierra Leone et ses institutions se sont totalement effondrés. Les recettes publiques sont passées de 15 % du revenu national à pratiquement zéro en 1991. En d’autres termes, l’Etat n’a pas complètement disparu.

Conclusion:

Grâce à "Pourquoi les nations échouent": les origines du pouvoir, de la pauvreté et de la prospérité", on est en mesure de regarder les instituions composant un véritable état en face. Un nouvel aspect offert par Doran Acemoglu qui nous conduit à plus réfléchir sur le monde. Plus on lit ce livre, plus on est fasciné. Et après l’avoir lu, il est impossible de voir le monde qui nous entoure de la même manière.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Daron_Acemoğlu

http://www.guardian.co.uk/books/2012/mar/11/why-nations-fail-acemoglu-robinson-review

http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2012/04/201241571432959431.html

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Auteur : beyithan yurtseven

Je suis surtout interessé par l'Union Européenne, la politique turque, la politique au Moyen-Orient. La culture française, la philosophie; l'Existentialisme, Sartre et Foucault. Français, Turc, Anglais. Deeply interested in Politics of European Union, Politics of Turkey, Middle East political and social issues. French, English, Turkish.

6 réflexions sur “Pourquoi les nations échouent : les origines du pouvoir, de la pauvreté et de la prospérité.

  1. Est-ce un plaidoyer en faveur du "libéralisme" et de la propriété privée qui seule assurerait innovation et compétitivité. S’il y a de bonnes raisons de cogner dur sur les régimes tels la Corée du Nord et non moins sur le "collectivisme bureaucratisé", en général, on ne saurait affirmer ainsi que la "propriété privée" serait source de libertés. L’article le démontre involontairement en fustigeant "la propriété rivée des moyens de production par l’État". C’est donc bien "la propriété privée des moyens de production", et conjointement l’État, qui est source de pauvreté, de famine, d’inertie, et fouteuse de guerres. Qui soutiendrait avec aplomb que la propriété privée, celle des manufacturiers, de l’agriculture, de la construction , de l’industrie et des services garantirait la prospérité des peuples mentirait au moins par "partialité" à moins de mentir sur le sens même de la société supposant communisation et partage des richesses et du comment on les produit. C-à-dire sur tout.

    Pour autant que nous en sachions nulle part où s’exerce "la propriété privée", propriété de consortiums financiers ayant la main sur tout à commencer par les ressources énergétiques, l’agro-alimentaire, partout nous ne voyons que désolation, guerres, maladies, inégalités, discriminations, totalitarismes, spéculation, arrivisme, corruption…

    Je suis extrêmement dubitatif sur le sens même de ce billet -( amicalement relayé sur nosotros.incontrolados.wordpress.com par Geneghys). A première lecture, je m’inscrit en faux de la thèse sous-tendue par Beyïthan.

    J’aurai l’occasion d’y revenir probablement sous peu.
    Steph.K

    • Je ne suis pas dans la pensée de Beyithan. Mais j’ai trouvé l’article intéressant, car, connaissant la nature humaine, je ne crois pas ou plus que nous sommes dans une société de partage en générale et que chacunE tire la couverture à soi.

      Cet article démontre que. même dans une société où les institutions étatiques ne sont pas présentes, c’est la loi du plus fort qui se met en place et qui fait péter ses lois.

      Il faudrait que le mental de la planète entière change pour aspirer à une liberté de choix avec un partage spontané. Or tous les indicateurs des différentes lois liberticides commencent à frôler la zone rouge et ces lois, ce ne sont parfois même pas les élites qui le demandent, mais le peuple lui-même.

      Je ne pose pas que B fasse l’apologie du système libéral, mais plutôt essaie de démontrer que les pays où la pauvreté est endémique est essentiellement due par accaparation de toutes les richesses d’un pays par une poignée d’individus fort corruptibles.
      C’est ce que j’ai compris…

      Maintenant, ce serait bien d’avoir l’avis du concerné, et il ne se trouve pas sur ces pages, mais celles d’AZA….faudra faire des copiés-collés…
      M’en vais écrire mon laïus…depuis le temps!

      Bises
      Gene

  2. -"… par accaparation de toutes les richesses d’un pays par une poignée d’individus fort corruptibles.(Geneghys)"-…

    C’est bien précisément ce que nous évoquions. Et ces accapareurs détiennent à la fois "droits de propriété", "concessions d’exploitation" (des sols, des sous-sols, forestiers, miniers, agricoles, ou même immobiliers, en propre ou par truchements divers comme dans le cas de Monsanto qui tient les céréaliers, les paysans à la gorge).

    Il y a longtemps qu’en la matière les États ne servent à rien d’autre qu’à légitimiser les actions et désastres environnementaux et sociaux que génèrent ces courses aux profits immédiatistes.

    Invoquer "le Droit la propriété" comme possible régulateur de ces situations est d’une grande naïveté ne saurait en réalité garantir les droits des gens à déterminer leur avenir. Si on regarde du côté de l’Amazonie, ces "investisseurs" s’en partagent les surfaces au moyen de sociétés écrans couvertes par les consortiums banquiers et les gouvernements de ces régions au mépris des peuples autochtones qui sont spoliés de leurs terres,de leurs forêts, de leur espace vital livré à des spéculateurs qui sans scrupule détruiront dans la foulée tout l’environnement, l’éco-système indispensable à la survie même de la planète. Ces méthodes des accapareurs sont répandues partout, pas seulement dans certains pays dirigés par des dictatures clairement désignées. En Europe aussi, et il nous plaira de citer la fRance en particulier, pays le plus nucléarisé entre tous, avec ses centrales multiples, ses centres de stokage, ses EPR , ses surgénérateurs imposés en dépit d’une large opposition des populations et en l’absence de toute alternative scientifique susceptible d’enrayer des catastrophes du type Tchernobyl, Fukushima, Winscale, Pittsburg.(on ne peut ici les citer toutes tant elles sont nombreuses). Toutes ces centrales présentent des risques aux conséquences incalculables. Les incidents y sont quotidiens. Elles sont cependant maintenues successivement par tous les gouvernement qui se suivent et se ressemblent. Ces gouvernements qui ont validé des projets pharaoniques, inutiles, couteux et dangereux: Le tunnel du Somport dans la vallée d’Aspe, le viaduc de Milleau, le TAV Lyon Turin, ont toujours privilégié la fluidité de la circulation des marchandises sans même que les populations concernées puissent en espérer le moindre bienfait ou la moindre amélioration de leur situation dans des régions géographiquement et économiquement sinistrées. Mieux; les aéroports, (ce pays en a en revendre…On y compte le plus grand nombre d’aéroports en Europe, qu’on le refourgue au Qatar par exemple…Ils y seront aussi utiles – du moment qu’ils soient superposés/empilés les uns sur les autres- dans le désert, qu’utiles à NDDL!!!). Là encore aucun de ceux-ci ne font exception, ces gouvernements passent par dessus le refus de la population civile et ce "gouvernement de gauche"-(prétendument)" emploie tous les moyens iniques possibles pour parvenir à ses fins de larbin à la botte des Trusts tels Vinci et consorts: expropriation, déclarations d’utilité publiques,(tu parles Charles, le public n’en veut pas!), et tant pis pour qui s’y oppose! Ne va t-il pas jusqu’à déclarer toute une région en état de siège permanent? A envoyer la police et l’armée contre les habitants? Jusqu’à les poursuivre en justice au cours de procès tronqués-truqués? A prononcer des peines de prison d’une oufdingue sévérité?
    Et bien voila des salopards qui agissent pourtant dans un "cadre légal"!

    La légalité, ça les connait! Ils la font et la défont à leur guise!

    Je ne remets pas en cause la probité de Beyithan ni la tienne, chère Gène, j’explique seulement comment et pourquoi ce texte me laisse profondément dubitatif….Bien sûr, en prenant le régime coréen comme dénominateur commun, on ne pourrait qu’être d’accords, seulement en regardant plus loin, jusqu’ à l’horizon de nos "démocraties totalitarisantes" on est pris de doutes assez sérieux, y compris envers les arguments employés. Il est patent que "la propriété" ne peut défendre les ayant droits face à leurs gouvernements qui décide de ce qu’il veut, quand il veut et où il veut…

    Disons que ce sera là des arguments pour soutenir peut-être un débat….Ne les laissons pas choir….Héhéhéhéhéhé
    Steph.
    ,

  3. Inutile de dire que je voulais pas arriver à l’apologie du capitalisme ni libéralisme. J’ai trouvé ce livre très intéressant. Et encore. je me sens obligé en même temps de dire comment j’ai été embarrassé pour deux raisons lorsque j’ai fini ce livre. La première raison pour laquelle j’étais gêné est que j’ai dû m’admettre que les auteurs avaient raisons sur leur thèse. Parce qu’avoir l’impression qu’une société sans état ira bien est une utopie même si je suis tout à fait d’accord avec toi, Steph, à propos des fonctionnements des Etats actuels. Les intuitions étatiques composées par les gens mérités, plus en moins, doivent être préférables que celles d’un Etat corrompu, autocratique, Corée du Nord ou un chaos – une guerre civil non-stop comme Somalie etc. Je crois qu’on n’a pas le droit dire aux coréens ou aux peuples opprimés "Ne vous en faites pas, ici, dans le monde occidental tout est foutu aussi" car la situation n’est point la même. C’est pas du tout mon idée que la liberté des peuples opprimés sera impossible sans avoir le droit de propriété privée. J’ai un bon exemple, Biélorussie où le droit de propriété ainsi que d’autres existent sauf la critiquer le gouvernement. Un système de pénalité est mis en oeuvre. Ma fois, le droit de propriété doit exister mais cela veut pas dire un capitalisme sauvage.
    La 2. raison est le problème de l’alternative. C’est fort intéressant de remarque qu’au monde il n’y plus un système alternatif à celui d’occidental dans lequel un mariage obligatoire fait entre le capitalisme et la démocratie. A part des marxistes orthodoxes ou des anarchistes, le meilleur système se trouve encore en Europe. Si bien que je pense qu’à la question de l’alternative à ce système occidental ou (soi-disant) démocratique, il faut tout d’abord le trouver. C’est très romantique de dégager les problématiques des régimes occidentaux mais cela servira à rien. Les peuples dans ce pays mentionnés souffrent.

    Ne pensez-vous pas qu’on soit obligé d’offrir les moyens aux peuples dirigés par les régimes épouvantables ou par l’oligarchie pour faire les ramener à la légalité, à avoir accès au reste du monde? L’injustice est partout, bien d’accord mais, ça me paraît un peu bizarre de comparer la France avec ces pays mentionnés dans la merde, où des gens vivent sous ‘impuissance apprise.
    Très franchement, je ne suis pas d’accord avec toutes les idées dans cet article . Toutefois, je suis convaincu qu’ils ont bien dégagé les problématiques des pays dont on ne parle pas souvent. Pour ma part, j’ai appris quelques chose de nouveau.
    Personnellement, je pense que les instituions étatiques sont vitales pour faire un pays stable. Au moins, les gens pourraient dire " il y a des juges à Berlin" En admettant l’injustice règne aussi l’Europe, c’est pas une bonne excuse pour nier la vérité dans ce livre. Il y a des gens dans certains pays vivant en une forme panoptique. En arrière-plan, beaucoup d’autres problèmes dans ces pays, d’un regard objectif, sûr, si on creuse bien, on peut trouver USA et leurs amis occidentaux comme la source des problèmes. Ils ont pu / peuvent pour empêcher une démocratie authentique. véritable dans le monde arabe, en Afrique.
    Bref, j’ai essayé de m’exprimer. J’espère que mes mots sont compréhensibles. Leur avenir / nos avenir dépendront de ce que la majorité des gens se prêtent à supporter et de savoir si cette majorité trouvera collectivement une réponse aux problèmes qui sont au sein du système capitaliste. Sinon, l’avenir sera pénible. Mais le pire que des gens souffrent de la liberté, de la faim, de la guerre etc. Leurs situations sont incomparables que celles des européens.
    Amicalement,
    Beyithan

    • Perso, je pense que les démocraties monarchiques de type centralisé devraient pouvoir déléguer plus de responsabilité vis-à-vis du citoyen. Maintenant et de savoir où on commence et où on s’arrête.

      Il est vrai que construire des centrales nucléaires chez soi, mais si possible près des frontières n’est pas spécialement délicat. Surtout vis-à-vis de ses voisins verts. Certes, les Français vont nous rétorquer que nous bénéficions de leurs structures pour certaines périodes de la journée, et qu’en plus, il fallait bien les construire le long d’un fleuve afin d’en refroidir les réacteurs. Ce qui n’est pas tabler sur le long terme puisque de toute façon, avec le réchauffement climatique, nos glaciers deviennent touto rikiki et pourraient bientôt ressembler au Pô de chambre italien. Mais là est un autre débat, les Français s’étant mis dans la tête, pour la plupart, que les écologistes sont de gros cons…et ils n’ont pas tout à fait tord!
      Pour ce qui est du TGV entre Lyon et Turin, cela tient de l’aberration à condition que cette voie ferrée serve de ferroutage en même temps, ce qui n’a pas l’air d’être le cas. Quant à NDDL, il est vrai qu’il y a trop d’avions dans le ciel et qu’il faudrait construire un hub international dans le coin, un peu comme un feu rouge, Sinon, il peut aussi être très utile pour charger les avions cargos de la Hague pour balancer les déchets radioactifs dans les eaux internationales, hop, ni vu, ni connu! Un fléau de moins car il faudra bien trouver une région qui accepte que leur patrimoine serve de lieu de stockage des déchets, si les Français changent leur politique de débarras de leurs matières fissiles, évidemment!
      Comme je le disais à mon petit cousin que je ne cherchais pas du tout à influencer: "Tu veux la mort du moratoire sur les centrales nucléaires parce que tu veux écouter ta zik, alors d’accord! Tu votes oui, mais tu acceptes deux tonneaux de déchets nucléaires dans ta piaule. Tu pourras y mettre tes baffles…bien que ça risque de les faire grésiller oun pokito!"

      En Suisse, où le peuple est consulté pour certains grands projets, le taux d’absentéisme est assez impressionnant. D’une part, parce que quoi qu’on choisisse, on a l’impression qu’il y a une épée de Damoclès au-dessus de notre tête si on ne choisit pas la case que le gouvernement nous conseille de cocher. Mais une votation ne se fait pas que sur un coup de crayon au hasard sur les bulletins. On regarde déjà ce qui nous intéresse et on a un fascicule où c’est marqué en tout petit les futurs articles qui accompagnent le résumé de l’objet soumis au scrutin. Si cela nous fait chier de tout lire, on s’informe différemment ou…on laisse tomber et les autres décideront à notre place. ça c’est pour les lois régissant l’intérieur du pays. Pour ce qui sont des lois liées à l’extérieur, il nous faut laisser faire les experts, car sinon, nous ne lirions plus que les fascicules étatiques et ne serions plus au courant de ce qui se passe à l’étranger ni lire de bons polars!
      L’UDC voulait faire une initiative pour que ce soit le peuple qui décide qui seront les sept sages qui gouvernent la Suisse pour des périodes de 4 ans. Nous avons ce système pour l’élection des personnages qui vont gérer le canton et la commune…et il va sans dire que déjà là, c’est un casse-tête, ne connaissant pas tout le monde. Nous élisons donc ceux qui ont fait leurs preuves et nous jugeons sur pièce. Au niveau fédéral, cela relève de l’utopie et il est quasiment sûr que nous n’auront que des Suisses-allemands au pouvoir. Ce que nous ne pourrions supporter, ayant quatre sensibilités différentes au sein même de ce tout petit pays.
      Nous pourrions alors les tirer au sort, comme le préconise Chourave! Ce qui serait inconcevable car mettre quelques dés dans un gobelet, l’agiter et hop, on a un gouvernement qui se forme pour une année, avec des gens qui ne connaissent pas les dossiers en cours et cela, une fois par année…Autant dire qu’une telle proposition se verrait refusée des quatre fers, car qui voudrait laisser son destin social entre les mains d’incompétents. Il n’y a que les Identitaires qui trouvent cela génial et qui vont défendre ce genre de politique tout en le mettant à leurs sauces!

      Pas de système du tout! Je n’ai pas confiance…(et l’ai de moins en moins au vu de ce qui se passe) pour penser que l’homo sapiens, le 2ème sapiens n’étant plus de rigueur, est prêt pour partager et que tous vivent en ayant les mêmes valeurs. Nous sommes plus de 7 milliards sur terre et l’esclavagisme existe depuis la nuit des temps. De plus, il y a des requins partout et un manque d’institutions instaurerait très vite la loi du Talon. Surtout à l’heure actuelle où le fossé entre riches et pauvres ne cessent de se creuser. Les stars à millions préfèrent donner aux enfants du Darfour, avec grand renfort de photographes et de cameramans, plutôt que de donner aux pauvres de leur pays. Car on le sait très bien, celles et ceux qui sont pauvres dans son pays sont celles et ceux qui ont décidé de ne rien foutre, que ce sont des parasites et qu’ils n’ont pas mérité qu’on leur accorde attention!
      On pourrait se poser la question sur les forces de l’ordre. Certes, suivant les pays, ces dernières ne sont pas d’un exemple exemplaire lorsqu’on sait que leur premier devoir est de veiller à la protection des citoyens et non de les tabasser et de les traiter comme de la merde. Mais si on laisse des milices faire le travail, on va tomber dans le cas de figure Daube dorée! Il est vrai qu’il n’y a pas que de mauvais exemple, à juger les jeunes révolutionnaires de la Place Trahir en Egypte qui se sont donner, comme mission, de protéger les femmes qui manifestent. Qu’on ne puisse pas penser que je suis pour les CRS qui sont de sombres goujats et en France, où les peines sont excessives, n’est pas un exemple. Néanmoins, une police de proximité qui n’est là que pour un certain maintien de l’ordre et pour aider les démunis est nécessaire dans une société où chacun s’en tape le coxon de ce qui peut arriver à son voisin.

      On pourrait dès lors s’intéresser à la justice…à deux vitesses dans bien des pays, y compris en Suisse. Instaurer des lois de plus en plus liberticides avec des peines de plus en plus lourdes ne servent à rien. Faire un an de tôle parce qu’unE a fumé un joint est complètement disproportionné et infondé. Les lois devraient être plus souples en ce qui concerne ce qu’on appelle encore aujourd’hui: des actes de délinquance. Les magistrats et autres juristes devraient faire la part des choses et ne pas condamner à hue et à dia n’importe quel acte qui n’est même pas une délinquance en soi. De plus, ils se devraient être impartiaux et les abus commis par la police doivent aussi être condamnés. De même que les juges qui ne font pas bien leur travail. Chacun devrait être soumis aux mêmes lois et aux mêmes peines. Et ces dernières ne doivent pas être pénalisantes pour le reste de la vie de celui qui a commis un acte "délictueux". Elles doivent aussi être à la mesure de l’acte et là commence un autre problème: l’emprisonnement.

      Mais je vais m’arrêter là, parce que ce commentaire est très long, je n’ai pas tout étayé, mais si tout se barre aux pives lorsque je clique "publier commentaire", je me chuichide!

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