Ce 30 janvier 2013, la Chancelière allemande inaugure l’exposition: «Berlin 1933, sur la voie de la dictature» consacrée aux six premiers mois du «Führer» au pouvoir. Une nomination qui, ne l’oublions pas, a ouvert la voie à 12 années de nazisme, provoquant ainsi la mort de 40 à 60 millions de personnes en Europe, parmi lesquels 6 millions de juifs exterminés dans les camps de la mort.
C’est donc sur l’ancien siège de la Gestapo (la police secrète de l’Allemagne nazie pour les djeunz) à Berlin, qu’Angela Merkel a tenu un discours sur l’accession au pouvoir de Hitler il y a 80 ans, en à peu près ces termes: «Il y a 80 ans, jour pour jour et quasiment à la même heure, le président Paul von Hindenburg nommait Adolf Hitler «Chancelier du Reich». À l’époque personne ne pensait que ce peintre autrichien raté, aux théories simplistes, resterait au pouvoir. Il n’a fallu que six mois à Adolf Hitler «pour anéantir toute la diversité» de la société allemande. La montée du national-socialisme n’a été possible que parce que les élites et de larges pans de la société allemande y ont participé ou au moins l’ont cautionnée. Le 10 mai 1933 à Berlin, des étudiants et des professeurs ont participé à un immense autodafé initié par les nazis contre les écrivains juifs, communistes ou pacifistes, et au cours duquel les oeuvres des plus grands intellectuels de langue allemande, comme: Karl Marx, Sigmund Freud, Thomas et Heinrich Mann, Kurt Tucholsky, ont été brûlées…La Shoa représente «la rupture de civilisation» et une «responsabilité permanente» pour l’Allemagne. Cela doit être un avertissement permanent pour nous, Allemands. Les droits de l’Homme ne s’imposent pas de soi. La liberté ne va pas de soi et la démocratie ne réussit pas de soi. Tout ce qui fait une société vivante et humaine nécessite des hommes qui manifestent respect et attention les uns vis-à-vis des autres et prennent des responsabilités pour eux et pour les autres…»
Le «Führeur» reste une figure omniprésente en Allemagne et pour la première fois depuis 1945, l’Allemagne envisage en outre la réédition dans deux ans de «Mein Kampf», pamphlet idéologique rédigé par Adolf Hitler en 1924.
Ce qui contraste avec notre nouveau Président de la Confédération Ueli Maurer (UDC) qui, le 27 janvier 2013, commémore la mémoire des victimes de l’Holocauste dans le discours suivant: À la mémoire des victimes
C’est qu’Ueli a une vision quelque peu surannée de l’Histoire et souligne ainsi le rôle «refuge» helvétique durant cette période sombre pour le continent européen. En effet: «..en dépit de la menace permanente au-delà de ses frontières, la Suisse est restée un pays de liberté régi par le droit grâce à l’engagement d’une génération entière de femmes et d’hommes courageux grâce auxquels la Suisse est ainsi devenue un refuge pour de nombreuses personnes menacées et traquées.»
Cette vision de l’Histoire est d’autant plus risible qu’il a fallu attendre dans les années 2000 pour que des Helvètes courageux-ses, vivant près des frontières et ayant fait passer en douce des personnes traquées pour une question d’obédiences, soient réhabilitéEs (ce qui sous-entend: ne plus être traîtéEs comme des parias!)
Conscients qu’autant Angela Merkel qu’Ueli Maurer ne soient pas néEs pendant la 2ème guerre mondiale, les AZA invite notre cher Président de la Confédération à consulter le dossier: La Suisse, les réfugiés et la Shoah, lisible auf dütsch, en français, en italiano, in english. Punkt schluss!

31 janvier 2013 à 1111 08
A reblogué ceci sur Nosotros.Incontrolados.
31 janvier 2013 à 1111 51
Pourquoi n’indiquer, comme par un leitmotiv entendu et quasi conventionnel la seule abomination perpétrée contre le peuple Juif.
-"parmi lesquels 6 millions de juifs exterminés dans les camps de la mort."- .
Sans préciser autrement que des dizaines, des centaines de milliers de gens, au nombre desquels selon l’acception officielle figuraient des "artistes"dégénérés", des anarchistes, des communistes, des homosexuelLEs, des opposants au Nazisme, des arméniens, des réfractaires, des prisonniers de guerre, qui connurent eux/elles aussi les chambres à gaz, les camps d’extermination ou de travail (c’est l’annexe!), sans oublier celles et ceux qui périrent lors de ces transferts à répétition d’un camp à l’autre??? Ou plus prosaïquement du nombre de morts qu’engendra cette guerre dans le monde entier ou presque!
Sans parler de la "fascination" pour cette idéologie qui ne manque pas de susciter encore "quelques vocations particulières" qui aujourd’hui en Europe incite toujours au meurtre, à l’assassinat. Chaque jour des gens meurent, tombent sous les coups des nervis fashos…Sous le coup de mêmes prétextes.
Steph.
31 janvier 2013 à 1212 10
Tu as tout-à-fait raison. D’autant que les fameux camps "Arbeit macht frei" furent testés en premier par les communistes allemands. Ce que certains révisionnistes sionistes oublient. On peut aussi rappeler le génocide des peuples nomades ou gitans, etc…voir un essai sur les handicapés, ce qui n’a pas été du goût d’un des grands dirigeants nazi qui avait un enfant qui n’était pas dans la normalité aryenne.
)
Seulement, dans cet article était souligné la différence de points de vue de deux représentants d’un pays vis-à-vis de la commémoration de l’Holocauste et de la Shoa à la fin de ce mois. L’Allemagne surveille de près les groupes néo-nazis, mais n’arrive pas à empêcher des groupuscules de faire péter leur loi vis-à-vis des Roms, dans certains villages, comme on le verra plus tard, quand on va commencer les articles sur l’extrême-droite en Allemagne (attends-toi à encore du boulot, parce que l’Allemagne ne sera pas le premier pays que nous allons traiter après la France
Quant à la Suisse, on se refile la patate chaude entre cantons…mais j’ai découvert qu’il y avait aussi des Identitaires, ce qui vaudra un petit article supplémentaire sur l’extrême-droite helvète une fois la France finie. (pour les Identitaires…)
Gene