les AZA

Les AZA subversifs


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May Picqueray ou May la Réfractaire


Sur une idée soufflé par Vallerey Gérard

May_refractaire

Aussi nommée Marie-Jeanneprénom qui pouvait prêter à confusion d’où le diminutif – est née à la fin du 19e siècle et est morte fin du 20e siècle. Une sacrée tranche de vie qu’elle va consacrer à sa lutte anarcho-syndicaliste et antimilitariste libertaire.

Bien qu’elle sera aussi attirée par la Révolution soviético-bolchevique en Russie, elle ne se laissera pas abuser par le sanguinaire Trotski ni le roublard Staline, sentiment qu’elle partagera avec Lénine (alors que Lénine…voir notre thématique « L’UKRAINE », « Russie et l’URSS »).

Il n’empêche que May Picqueray sera la fondatrice du journal « le réfractaire », « un mensuel libertaire pour la défense de la paix et des libertés individuelles » et dont le premier numéro paraîtra le 1er avril 1974. À ne pas confondre avec le site Le Réfractaire, site très intéressant certes, mais qui nous éloigne du sujet !

Malgré un mari, trois gosses de pères différents, un job de correctrice au Canard enchaîné et féministe jusqu’au bout des ongles, May sera de tous les combats, de mai 1968 aux manifs anti-nucléaires.

Mais assez de blabla et place aux VIDÉOS

Écoutez MAY PICQUERAY 1

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May Picqueray, anarchiste et pacifiste, 2

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Comme le disait mon vieil ami brésilien

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vieil ami brésilien2


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Médiocratie – Hubert Félix Thiéfaine


Soufflé par Dom15

VIDÉO

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Médiocratie (HFT)
Question gun & machicoulis
Un GI vaut 2000 hoplites
Mais au rayon philosophie
On est resté chez Démocrite
On joue les chasseurs d’arc-en-ciel
Meublés chez Starck & compagnie
Mais on sort d’un vieux logiciel
Made in Néandertal-city…

Médiocratie… Médiacrité !
Frères humains dans nos quartiers
Ça manque un peu d’humanité
Médiocratie… Médiacrité !
Ça manque un peu de verbe aimer
De respect, de fraternité
Médiocratie… Médiacrité !

Dans le grand jeu des anonymes
La fiction s’adoube au virtuel
On s’additionne on tchate on frime
& l’on se soustrait au réel
Baisés graves & manipulés
Devant nos écrans de facebook
On n’a qu’un pseudo pour rêver
& s’inventer un autre look

Médiocratie… Médiacrité !

Frères humains dans nos quartiers
Ça manque un peu d’humanité
Médiocratie… Médiacrité !
Ça manque un peu de verbe aimer
De respect, de fraternité
Médiocratie… Médiacrité !
Frères humains, frangins damnés
Sous la plage il y’a des pavés
Médiocratie… Médiacrité !
Des pavés bien intentionnés
Pour un enfer climatisé

Devant toutes ces news qui nous soûlent
Ces flashs qui nous anesthésient,
DJ God a perdu la boule
& mixe à l’envers nos envies
Devons-nous croire à un réveil
Dans l’au-delà des jours fériés
Avec la photo du soleil
Brillant sur nos calendriers ?

Médiocratie… Médiacrité !
Frères humains dans nos quartiers
Ça manque un peu d’humanité
Médiocratie… Médiacrité !
Ça manque un peu de verbe aimer
De respect, de fraternité

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Pour tenter de comprendre l’Ukraine – 47: l’Ukraine d’aujourd’hui-1- Kravtchouk


(Suite de l’article du 7 décembre 2014 : Pour tenter de comprendre l’Ukraine – 46/2: Ukraine contemporaine sous l’ère soviéto-bolchevique – 2)

On a vu que la RSS d’Ukraine est née le 30 décembre 1922, après une révolution qui aboutira à une Ukraine faisant partie de la CEI (ou Communauté des États Indépendants) et ce, sous Lénine. Staline en redessinera les nouvelles frontières (celles actuelles) après la seconde Guerre mondiale et Khrouchtchev cédera la Crimée lors d’un repas trop arrosé en 1957. Il n’empêche qu’une réserve sera mise sur ce dernier « oblast » (ou région, pour celles et ceux qui auraient déjà oublié) qui aura un statut spécial puisque le port militaire russe de Sébastopol… restera russe.

SebastopolLe Port russe de Sébastopol

En 1991, c’est l’effondrement de l’URSS et Gorbatchev obtient des Américains que l’OTAN désarmera en même temps que le Traité de Varsovie sera aboli. Les Russes tiennent leur promesse, les USA non, comme d’hab ! De même qu’au sommet du G8 de Londres en juillet 1991, Gorbatchev demande une aide financière type « Plan Marshall » pour réformer l’économie soviétique et les dirigeants occidentaux ignoreront pompeusement ce bonhomme issu de « nulle part ».

Pendant ce temps, Boris Elstine se met en place avec un petit poutch et vole la vedette à la présidence de la Russie. Exit Gorbatchev. Bonjour Elstine… et Leningrad redeviendra Saint-Petersbourg à grandes rasades de Vodka. Le pillage du pays par l’entourage peut commencer et ces proches deviendront les puissants oligarques de la nation. Elstine qui boit comme un trou, prendra comme dauphin Vladimir Poutine.

N’allons quand même pas trop vite sinon on rate la moitié…D’autant que tout a déjà été vu sous sous l’onglet « AZATHEMES », « UKRAINE » et  « Russie et URSS », c’est pourquoi on zappera rapidos pour éviter le a repetita!

C’est là!

menu_deroulantMenu déroulant: explicaciones – déplacer le curseur sur Russie et l’URSS – clic!

Mais il y a beau avoir Elstine au pouvoir, la nouvelle Russie a du mal à se séparer de l’Ukraine et de la Biélorussie qui font parties intégrantes de l’histoire russe, qui sont les racines même de l’identité russe. Qu’à cela ne tienne, l’Ukraine deviendra indépendante le 24 août 1991 à 18h00, heure pétante, et conservera ses frontières artificielles dessinées par les Bolcheviques. Des frontières qui réunissent différentes ethnies dont les majoritaires : les russophones du côté Est et des occidentaux à l’Ouest. Et les présidents russes qui se sont succédés depuis l’effondrement du Bloc de l’Est n’imaginent pas de se séparer de la « Petite Russie » (ou l’Ukraine) et la « Russie blanche » (ou la Biélorussie). Poutine pas plus que ses prédécesseurs.

C’est dans ces conditions agitées que Leonid Makarovitch Kravtchouk deviendra le premier Président de l’Ukraine.

Leonid_KravchukLeonid Kravtchouk

Mékyé Leonid Makarovitch Kravtchouk ?!

Ben, Léonid, diplômé de la Kiev T.H. Shevchenko State University, fusse membre du Parti communiste de l’Union soviétique pendant 30 piges avant de devenir le dernier dirigeant de la République socialiste soviétique d’Ukraine (RSS d’Ukraine). Il sera aussi l’artisan de la dissolution de l’URSS et, avec ses homologues russe Elstine et biélorusse Chouchkievitch, il sera le signataire de la déclaration qui met fin à l’URSS à Minsk – capitale biélorusse – et ce, le 8 décembre 1991. Mais trois jours avant, il est déjà le Président de l’Ukraine indépendante et il sera investi officiellement le 22 août 1992 pour une durée de deux ans.

Il est à noter que Léonid est loin d’être un manche d’une tête de pioche puisqu’il a quand même enseigné l’économie politique à l’Université de Tchernivtsi et a commencé sa carrière politique dans les hauts postes de la propagande et de l’idéologie au département ukrainien. Il eut donc tout loisir pour observer l’affaiblissement de l’URSS. Et plus l’Union soviétique s’effondre sur elle-même, plus Léonid Kravtchouk tourne le couteau dans la plaie en soulevant le peuple ukrainien pour obtenir l’indépendance. Ce sera donc lors du coup d’État soviétique que Kravtchouk dépose le papelard officiel exigeant l’indépendance de l’Ukraine.

Leonid_KuchmaLeonid Koutchma

Ce vieux dinosaure du régime soviétique va nommer Leonid Danilovytch Koutchma comme Premier ministre le 13 octobre 1992 et les deux pingouins vont vite tomber en désaccord quant à la politique à suivre. Koutchma démissionnera une année plus tard… pour mieux revenir le 19 juillet 1994, date à laquelle il sera élu président d’Ukraine.

Leonid Makarovitch Kravtchouk deviendra simple député au parlement ukrainien – aussi nommé Rada – en tant que membre du Parti social-démocrate d’Ukraine (unifié). Il sera même tête de liste du bloc d’opposition appelé aussi « Ne Tak », une ancienne alliance politique ukrainienne composée du Parti social-démocrate d’Ukraine (unifié), du Parti républicain de l’Ukraine, du Parti Femmes pour l’avenir (et oui! Kravtchouk a toujours cru en la femme! Qui lu cru, mise à part Lustucru!) et de l’Union du centre pan-ukrainien. « Ne Tak » va se ramasser la bâche du siècle aux élections législatives ukrainiennes de mars 2006 où il recueille 1,01 % du vote populaire.

C’est ainsi que Leonid Makarovitch Kravtchouk rejoindra le tas de pives déjà accumulées au fil de ces articles sur l’Ukraine, ce jeune pays dont l’histoire n’est point de tout repos !

tas_de_pivesTas de pives avec godets à Vodka

Né le 10 janvier 1934, Kravtchouk va avoir 81 ans tout soudain et m’est d’avis qu’il est toujours en vie puisque je ne trouve point de date de décès. Par contre, il eusse encore offert des interviews aux jeunes UkrainienNEs entre 2000 et 2010, lorsque la jeune génération eusse émit des doutes quant à la direction qu’il fallasse prendre pour la suite des opérations. Leonid Makarovitch Kravtchouk reste ainsi un personnage de référence !

PS : (Dernier post-scrutum, sinon, vu que le bonhomme n’est pas mort, on va en avoir pour des lustres) Léonid Kravtchouk eusse déjà déclaré le 12 janvier 2010 : « Que ce grigou de Viktor Iouchtchenko mérite la taule ! ». Visionnaires, les vieux dinosaures… qu’on se le dise !

RE-PS : Léonid Kravtchouk n’a pas de datcha. Son seul luxe aura été une auto!

C’est ainsi que se terminera ce premier épisode de l’Ukraine actuelle, article certes bref, mais circoncis !

humour_tapetteRien à voir avec le binz, mais ça me fait rire!

Article facile à retrouver sur les AZATHEMES, chapitre L’UKRAINE, sous-chapitre L’UKRAINE d’aujourd’hui

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Michel NOURY est décédé


Relayé par Eva Lock Khua

Michel NOURY, anarchiste, peintre, artisan funéraire, est décédé.

Merci de faire suivre la triste nouvelle à celles et ceux qui ont pu le connaître.

Le Palpitant, l’a lâché … après deux attaques en deux ans, celle-ci lui aura été fatale.

Il s’était retiré à Tonnerre, en Bourgogne, il y a une quinzaine d’année après le décès de sa Compagne Cristelle.

Michel NOURY était le frère de René Darras, lequel avec Tomas Ibanez, avait conçu en 1964 (Bulletin de liaison et de discussion Jeunes libertaires N° 48 d’Avril 1964), du A cerclé, symbolisant l’anarchisme, et connu aujourd’hui ans le monde entier.

Michel NOURY aura eu une vie bien remplie, anarchiste, il aura connu la lutte de l’intérieur des prisons.

A côté de son métier, artisan funéraire, il aura été un artiste peintre, un créatif, par ailleurs auteur de vidéos sur la mémoire du mouvement anarchiste, sur Maurice LAISANT…

Michel était le frère de René Darras, lequel avec Tomas Ibanez, avait conçu en 1964 (Bulletin de liaison et de discussion Jeunes libertaires N° 48 d’Avril 1964), le célèbre A cerclé, symbolisant l’anarchisme, connu aujourd’hui dans le monde entier.

Michel avait de nombreux amis qu’il accueillait chez lui avec chaleur et bonne conversation.

Les obsèques auront lieu le:

Mardi 23 Décembre 2014

10h15:  Hôpital de Tonnerre (Funérarium)

10h30:  Départ pour Auxerre pour la crémation
De 11h00 à 11h30 salle pour rendre hommage
11h30 début de la crémation
Récupération des cendres à 16H00
Les cendres ne seront sûrement pas dispersées le même jour, mais après la période des fêtes, à Paris, sur  Clamart, prêt de Cristelle.
Salut à toi, Michel.


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Et si on se faisait une toile: Juanita / si tuviéramos un lienzo: Juanita (Español) VOSTFR


cinemaghreb

LE FILM

Autre titre : Juanita bint Tanga | Vida perra de Juanita Narboni (La) | Chienne de Vie de Juanita Narboni (La)

Titre anglais : Wretched Life of Juanita Narboni (The)

Drame historique marocain de Farida Benlyazid, tourné à Tanger, produit par l’Espagne et le Maroc, interprété par: Mariola Fuentes, Salima Benmoumen, Cheta Lera, Lou Doillon, Nabila Baraka, Mariana Cordero, Paco Algora, Abdellah Montassir, Concha Cuetos, Amal El Atrache, Francisco Algora, Rosario Pardo, Victoria Mora,… et sorti le le 19 mai 2006

SYNOPSIS

Juanita, de père anglais et de mère andalouse, raconte ses peines et les femmes qui l’entourent. Sa sœur Helena, obsédée de liberté et qui a étudié au lycée français. Esther, son amie juive marocaine complètement engloutie dans son histoire d’amour impossible avec un jeune homme marocain musulman. Et enfin, Hamruch, la fidèle domestique; sa famille à elle seule quand les autres ne sont pas là.

En toile de fond : l’histoire de Tanger à l’époque de la Guerre civile espagnole, avec l’entrée des troupes khalifiennes soumises aux ordres franquistes, puis l’époque de la Guerre mondiale avec l’arrivée de réfugiés de toute l’Europe.

Plat de Tapas et le FILM

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Corruption au sein des élections grecques : manquait plus que ça !


 

dimasStavros Dima

On sait que le gouvernement grec en faveur de la Troïka peine à trouver les 180 voix nécessaires en faveur du candidat Stavros Dimasqui a toutes les faveurs de Junker – pour valider le scrutin anticipé, scrutin qui, répétitons-le, a été voulu par le gouvernement himself et à grandes pompes pour couper l’herbe sous les pieds du principal rival Alexis Tsipras, le leader de SYRIZA.

Le parti SYRIZA, késako ?!

C’est une Coalition de la Gauche radicaleou Synaspismòs Rhizospastikìs Aristéràs, pour les hellènes – qui veut mettre fin aux politiques d’austérité qui étranglent la Grèce depuis des lustres, mettant le pays au rang du Tiers-Monde. Et comme son nom l’indique, c’est une coalition des différentes Gauches du pays, ce qui est aussi une première au niveau mondial, les égos de chacunE ne permettant généralement pas à ces partis de s’unir pour se battre contre leur principal ennemi que sont les partis représentant les capitalosses !

Quels sont les partis de cette coalition qui – admettons-le – a subi malgré tout quelques tensions au début de leur rapprochement en 2004 ?!

Ben, on va trouver le Synaspismòs, la Gauche du Renouveau Écologique et Communiste (AKOA), la Gauche ouvrière internationaliste (DEA), le Mouvement de la Gauche unifiée dans l’action (KEDA) et les Citoyens Actifs (mouvement proche de Manòlis Glézos).

Et toute cette petite équipe se retrouve chapeautée par le leader Alexis Tsipras qui n’est pas favorable à la politique instaurée par Bruxelles, soit une politique européenne qui favorise la violation constante des Droits de l’Homme, du Droit Européenon dirait presque un gag si ce n’en est pas un – et qui a fait le lit d’une extrême-droite violentant sans complexe la population locale et étrangère. Quoique les étrangers sont plus mal lotis que les locaux.

Bref, aux Élections européennes de 2014, SYRIZA remporte 26,57 % du suffrage universel, ce qui le place au 1er rang des représentantEs grecQUEs au gouvernement européen.

Antonis Samaras, chef du parti Nouvelle DémocratieNéa Dimofratia – qui ne représente que 22.72 % des députés, qui est aussi le Premier ministre de la péninsule hellénique et un pro-européen émérite, est pressé de trouver un nouveau candidat à la présidence de la République afin d’éviter des élections législatives de février 2015, sôf erreur. Et JC Junker désire revoir des visages familiers pour la nouvelle année, soutenu en cela par le commissaire européen à l’économie Moscou-Vichy (elle n’est pas de moi, mais de Sam) !

Pour ne pas se perdre dans ces moult détails qui seront de toute façon oubliés à la fin de cet article puisque ma mémoire en fait déjà les frais, le deuxième tour aura lieu le 23 décembre 2014 et Stavros Dimas, le pingouin que le tout grand Européen veut voir en tant que président, aura besoin de 200 voix pour être élu alors qu’il n’a obtenu que 160 voix au premier tour. Il lui faudra donc 180 voix au 3ème tour qui aura lieu le 29 décembre 2014. Si tel n’est pas le cas, la Vouli sera dissoute et la, ça sera la Kata !

Donc, Athènes refait ses comptes :

grece

l’actuelle majorité : 155 voix

SYRIZA : 71 voix

le Parti communiste KKE : 12 voix

les souverainistes des Grecs indépendants : 12 voix

Aube dorée : 16 voix, mais ont déjà dit qu’elles ne voteraient point pour Dimas.

Restent des députés indépendants, parmi lesquels des ex-Pasok (Parti socialiste grec) : 24 voix et il semblerait qu’une dizaine d’entre elles seraient prêtes à voter pour Dimas.

Restent encore un petit parti de la Gauche démocratique (Dimar) : 10 voix officiellement opposées à Dimas.

The top du news

C’est donc un marathon que Samaras s’est imposé pour réunir les voix nécessaires à Dimas quand tout-à-coup, Pavlos Hailakisdéputé du parti Grecs Indépendants – jette un pavé dans la marre le 19 décembre 2014 en annonçant publiquement : « On m’a proposé entre 2 et 3 millions d’euros, dont 700’000 € en liquide et divers autres avantages si je vote pour la coalition du président grec ; et cela en deux réunions qui ont été enregistrées pour que je ne passe pas pour un plouc ! ». D’ailleurs, certains documents seraient déjà aux mains de la justice. Pavlos précise que : « C’était un homme d’affaire et non un homme politique qui m’aurait approché et qui m’a encore dit que Samaras me téléphonerait bientôt sous peu pour lui proposer de former un nouveau parti en cours de création ! ».

Conclusion

Une nouvelle qualifiée de « spectacle méprisable » par l’ensemble de la Vouli certes, mais que sont-ce deux ou trois millions d’€ face aux milliards artificiels que la Grèce doit rembourser sur le dos de ses citoyenNEs ?!

corruption_grec

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Entrez ici, Alexandros et Rémi


Je ne suis pas Malraux, loin s’en faut. Et pourtant, moi aussi, j’aimerai accompagner un hommage, celui que nous devons à tous ceux qui ne baissent pas les bras, et qui, 6 ans après, continuent à défendre la mémoire d’Alexandros Grigoropoulos, un adolescent de 15 ans, tué par balle par un flic, dans le quartier d’Exarcheia à Athènes (Grèce), comme nous nous devons de porter la mémoire de Rémi et de ses frères tombés pour leurs idées.

Certains prétendent que mourir pour des idées, c’est un peu « stupide et bête », ils oublient que Jean Moulin aussi est mort pour ça, pour la défense d’idées, celles liées à la liberté, et ils bafouent les grands de l’histoire, ceux qui, plutôt que d’accepter l’oppression et le meurtre, défendaient leurs idéaux !

À l’heure ou la révolte grecque s’éveille à nouveau, à l’heure ou les ZAD dépassent un combat local, poussés qu’ils sont par la violence de la répression d’un système qui ne tolère aucune contestation, quand bien même celle-ci serait si fortement justifiée et nécessaire, il est toujours bon de se rappeler que la défense des idées n’est pas une connerie, mais qu’elle a, de tout temps, non pas fait la grandeur d’un pays, mais laissé à l’Homme quelques lettres de noblesse.

Et ce souvenir est d’autant plus marquant aujourd’hui, jour anniversaire du discours de Malraux qui accueillait Jean Moulin au Panthéon.

J’y vais, donc, moi aussi d’un accueil, et tend les mains vers Alexandros, vers Rémi, à qui on a volé de si jeunes vies, alors qu’ils ne réclamaient que la liberté, et le droit à une vie heureuse.

Je paraphraserais donc Malraux dans un texte que je vous livre :

MALRAUX-18-1

Voici le fracas des cortèges policiers

qui remontent vers Athènes à travers les longues plaintes des bestiaux endormis :

grâce à vous, les chars n’arriveront pas à éteindre la révolte.

Et quand la trouée des corrompus se protège,

regarde, étudiant,

surgir dans toutes les villes de Grèce

les révoltés d’un monde pourrissant

- sauf lorsqu’on les a tués.

Tu as envié, comme nous, les rebelles épiques

: regarde, combattant, tes rebelles sortir

à quatre pattes de leurs maquis de chênes,

et arrêter avec leurs mains prolétaires

formées aux injustices

l’une des premières défenses du capitalisme,

la police meurtrière.

Comme Jean Moulin entra aux Panthéon,

avec son cortège d’exaltation,

entrez ici, Alexandros et Rémi, avec votre terrible cortège.

Avec ceux qui sont morts dans les rues pour la liberté, comme vous;

et même, ce qui est peut-être plus atroce,

pour juste un peu de vie

; avec tous les exclus et tous les tondus

des banques prédatrices,

avec le dernier corps trébuchant des affamés,

enfin levés face à leurs bourreaux

; avec les millions d’étrangers exploités

qui ne sont que chair à stigmatiser,

avec la plèbe enfin vivante qui s’éveille

à la nécessaire révolte.

Entrez, avec le peuple né de l’ombre

et de nouveau vivant avec elle –

nos frères dans l’ordre sans le pouvoir…


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Espagne: la boîte de Pandore et le fourre-tout de l’antiterrorisme


Relais Squat!net du 19 décembre 2014

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La matinée du mardi 16 décembre nous a surpris par une vague de perquisitions et d’arrestations. Elle nous a surpris ? Nous ne mentirons pas. Reprenons depuis le début. Le matin du 16 décembre ne nous a pas surpris. La police autonome catalane, les Mossos d’Esquadra, la Guardia Civil et les agents judiciaires de l’Audienca Nacional* sont partis à l’assaut de plus de 10 domiciles et de quelques locaux anarchistes à Barcelone, Sabadell, Manresa et Madrid, avec leur lot de perquisitions, d’arrestations, de confiscation de matériel de propagande et informatique, en plus de profiter de l’occasion pour tout retourner et piller quelques choses aussi, en utilisant tout le corps anti-émeute de la Brigade Mobile des Mossos d’Esquadra, dans la vieille Kasa de la Muntanya, un espace occupé qui vient de fêter ses 25 ans.

Selon la presse, qui a comme toujours démontré son rôle de porte-voix policier, l’objectif de ces arrestations est de désarticuler « une organisation criminelle a finalité terroriste et de caractère anarchiste violent ». Bien qu’il soit facile de répéter une fois de plus une phrase tout faite, nous allons le faire. La seule organisation criminelle qui cherche à terroriser les gens de par son caractère violent est l’État et ses tentacules : la presse, l’appareil juridique, ses corps répressifs et ses politiciens, d’où qu’ils proviennent.

Pourquoi cette répression ne nous surprend-t-elle pas ? Parce que nous l’attendions.

Il se s’agit pas de jouer à être des oracles, rien de tout cela, seulement de savoir lire entre les lignes et, parfois de façon littérale, les événements. Comme cela s’est déjà déroulé avec la détention d’autres compagnon-ne-s l’année passée, il y a longtemps que s’orchestrent des vagues comme celle de mardi contre les milieux libertaires et anti-autoritaires. Et si les différentes rafles n’ont jamais été aussi grandes, elles mettaient en évidence un horizon semé de situations de ce genre.

Opération « à l’italienne ».

Depuis deux décennies, le milieu anarchiste de la région voisine qu’est l’Italie vit, de façon toujours plus régulière ces dernières années, des macro-opérations similaires à celle de mardi. Pas seulement du fait de leur aspect de rafles simultanées et de perquisitions dans différentes maisons, mais aussi à cause de l’utilisation de noms faciles à retenir et un certain humour noir, comme dans le cas de la présente opération, surnommée Pandora car dans ce cas, selon ce que la presse a répété de ses sources judiciaires, « c’était une boîte qui, du fait des nombreuses frayeurs que nous avions, il était impossible d’ouvrir ». Par « nombreuses frayeurs », ils se réfèrent à différentes actions ayant eu lieu ces dernières années sur tout le territoire de l’État espagnol. Pour revenir aux opérations italiennes, il suffit de rappeler les noms de quelques-unes de celles de ces dernières années, comme l’Opération Thor, dont le nom renvoyait à l’accusation d’une série d’attaques au marteau contre des distributeurs automatiques et autres bureaux ; l’Opération Ixodidae, qui se réfère au nom technique de la famille des tiques, la façon qu’avaient les fascistes de nommer les communistes et les anarchistes ; ou d’autres comme Osadia, Cervantes, Nottetempo, etc.

En plus de la procédure et de la nomenclature, un facteur qui nous rappelle lui aussi beaucoup le pays voisin est le rôle de la presse, laquelle nous a aussi aidé-e-s à voir ce qui était sur le point d’arriver. Depuis environ 3 ans, voire un peu plus, la presse espagnole a commencé une campagne pour préparer le terrain de manière à ce que des opérations comme celles-ci ne soient pas seulement possibles, mais aussi prévisibles. En pointant du doigt des milieux, et même parfois des espaces précis ou des personnes avec leurs nom et prénom, des collectifs, etc, elle travaille à construire une image caricaturale et un rien bizarre d’un ennemi intérieur qui, bien que cela soit habituel depuis des décennies, a pris ces dernières années les caractéristiques très spécifiques de « l’anarchiste violent », de « l’insurrectionnaliste », de « l’anti-système qui s’infiltre dans les mouvements sociaux », etc.

Le fiasco chilien

L’année 2010 a été une année glorieuse pour l’État chilien. Sebastián Piñera, de droite, entrepreneur et quatrième fortune du pays, en plus d’être élu président, s’est orchestré une opération policière, médiatique et judiciaire contre le milieu anti-autoritaire avec plus d’une dizaine de perquisitions et d’arrestations, connue en tant qu’Opération Salamandre, plus connue comme « Caso bombas » puisqu’elle prenait comme point de départ l’enquête sur une série d’attentats à l’explosif survenus les années précédentes, et la création à travers l’imaginaire policier d’une macro-structure hiérarchique d’un supposé réseau chargé de toutes ces détonations : un cirque qui non seulement a affaibli l’image de l’État, en plus de le tourner en ridicule, mais qui a surtout mis en évidence la grossièreté des procédures d’investigation, qui incluent falsification de preuves, chantage et pression pour obtenir des informations ou des « repentis », hasard, etc. Le procès a abouti à la relaxe de toutes les personnes mises en cause, et à une soif de vengeance de la part de l’État chilien contre le milieu et les personnes mêlées à l’enquête.

Un an après la finalisation de cette farce qu’était le « Caso bombas », et à travers une autre opération, de ce côté de l’océan cette fois, les ministères, les juges et les policiers espagnols et chiliens ont travaillé de concert sur un nouveau cas. Mónica Caballero et Francisco Solar, tous deux auparavant poursuivi-e-s dans le « Caso bombas », sont arrêté-e-s à Barcelone, où ils vivaient alors, avec trois autres personnes qui ont plus tard été écartées de l’affaire, sous l’accusation d’avoir posé un engin explosif dans la Basilique du Pilar à Saragosse, la conspiration en vue de réaliser un acte similaire et l’appartenance à une supposée organisation terroriste. Ces compagnon-ne-s sont actuellement en prison préventive, en attente d’un procès dont on ignore la date, et nous ne savons pas non plus en quoi leur procès sera altéré par cette nouvelle vague répressive.

La situation est plus ou moins connue de tous et toutes, et si nous sommes bien sûr-e-s d’une chose, c’est que les récentes arrestations servent à donner corps à une affaire qui ne tient pas debout toute seule.

Un hasard ?

Quelques heures avant les arrestations de mardi, le gouvernement espagnol faisait écho dans ses médias du fait que « les ministères de l’Intérieur d’Espagne et du Chili ouvrent une nouvelle phase de collaboration renforcée dans la lutte contre le terrorisme anarchiste ». Le lundi 15 décembre dernier, le ministre de l’Intérieur espagnol, Jorge Fernández Díaz, a rencontré au Chili le vice-président et ministre de l’Intérieur chilien Rodrigo Peñailillo, dans le Palais de La Moneda, siège du gouvernement à Santiago du Chili. « Dans la lutte contre le terrorisme, le Chili trouvera en l’Espagne une solide alliée », se gargarisait l’Espagnol, tandis qu’il recevait la Grande Croix de l’Ordre du Mérite chilien, « la plus grande décoration de mérite civil du pays », selon la presse, un trophée que l’État chilien octroie en ce cas pour le labeur policier et comme prix pour l’arrestation des compagnon-ne-s Mónica et Francisco l’an passé.

En plus de ces prix et de ces éloges, Fernández le commerçant a vendu un peu de sa marchandise : perfectionnement policier, judiciaire, matériel répressif varié, etc.

Et ce qui reste à venir…

Quel sera le prochain épisode répressif ? Nous l’ignorons. Jusqu’à présent, on ne sait presque rien de comment vont nos compagnons et compagnonnes, de quoi on les accuse exactement, à quelles mesures répressives ils et elles seront soumis-es, si la prison préventive les attend, etc.

Ce qui est sûr, c’est que cette opération n’est pas un fait isolé, mais plutôt qu’elle est un maillon de plus d’une chaîne. Une chaîne répressive parfois brutale et parfois subtile, dans laquelle peuvent rentrer les nouvelles lois (il n’y a qu’à penser à la récente Ley Mordaza**), l’assaut mené contre les sans-papiers par des rafles racistes toujours plus énormes, la brutalité policière, ou encore l’aspiration à gérer la misère et à administrer la répression (qui est ce que fait l’État, après tout) par une partie de la pseudo-gauche (avec Podemos*** en tête) qui se réduit de façon toujours plus évidente à une parodie d’elle-même. Expulsions locatives, matraques, fascistes, durcissements légaux et punitifs en tout genre, jeux de miroirs nationalistes et sociaux-démocrates sont ce que nous dépeint le présent. Il n’y a rien de pire à attendre : le pire n’est jamais parti.
L’éventail des possibilités de l’antiterrorisme espagnol est un fourre-tout. Il est là, bien en vue, pour nous rappeler que pour l’État, lutter signifie terrorisme. Il fonctionne comme un épouvantail. Allons-nous nous laisser effrayer ?

L’État et ses agents disent avoir ouvert la boîte de Pandore. Dans la mythologie grecque, Pandore est l’équivalent de la Ève biblique. Avec la misogynie caractéristique des deux mythologies, Pandore ouvre sa boîte comme Ève mange sa pomme, et libère tous les maux qui s’y trouvaient.

Nous sommes capables de créer notre propre narration et de nous foutre leur mythologie merdique là où ça nous chante. Notre histoire est différente. La « boîte » que cette opération répressive a ouverte nous exhorte à agir, à ne pas baisser la garde, à rester attentif-ves à leurs prochains mouvements. Elle nous fait penser et repenser quel est le monde que nous voulons et quelle est la distance entre ce monde et le leur. Elle nous porte à voir l’urgence d’agir, d’aller de l’avant.

Les compagnonnes et compagnons arrêté-e-s font partie de différents projets, espaces, collectifs, etc., et il est très important que ceux-ci ne retombent pas, que la ruine (dans tous les sens du terme) à laquelle ces situations mènent généralement ne génère pas d’impuissance et de sentiment de paralysie.
Nous disons toujours que « la meilleure solidarité, c’est de continuer la lutte ». D’accord, mais, qu’est-ce que ça veut dire dans la pratique ? On rebat aussi que « s’ils touchent à une personne, ils nous touchent tou-te-s ». Cela s’est laissé démontrer par les réponses et les manifestations qui ont eu lieu dans différents endroits, ainsi que par la chaleur inconditionnelle des compagnon-ne-s resté-e-s dehors.

Nous pouvons être sûr-e-s d’une chose, c’est que les compagnonnes et compagnons détenu-e-s peuvent sentir cette chaleur qui passe outre les barreaux et l’isolement, parce que c’est cette même chaleur qu’ils et elles ont su donner lors d’autres occasions.

Barcelone, 18 décembre 2014

Notes de Contra Info :
* L’Audiencia Nacional est un tribunal suprême spécial chargé, entre autres, de toutes les enquêtes antiterroristes en Espagne.
** La Loi Mordaza est la nouvelle loi sur la sécurité publique en Espagne, qui limite les « droits fondamentaux », établit des quotas d’immigration, criminalise les occupations d’immeubles et dans la rue, etc. De nombreux rassemblements sont prévus ces jours-ci contre la mise en place de cette loi.
*** Podemos (Nous pouvons) est une organisation de gauche issue de la rencontre des politicards des cendres du mouvement du 15M et de la gauche trotskyste, qui se présente aux élections et prétend représenter l’alternative aux politiques libérales.

[Publié le 18 déc. 2014 sur Contra Info.]

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Quand le MH17, le BUK 312 et un jeune soldat reviennent sur scène, pour les fêtes…


MH17. LE lanceur de missile BUK 312 revient sur scène. Interview d’un membre de l’équipage.

Anatoliy Shariy a interviewé l’homme qui l’été dernier servait sur le BUK 312 accusé par le SBU (service de sécurité de l’Ukraine) d’être à l’origine du crash du Boeing de la compagnie Malaysian Airlines le 17 juillet 2014. Les photos et les vidéos de ce BUK précis (le 312) ont été largement diffusées par les autorités ukrainiennes et relayées par les médias du monde entier. Cette unité de tir était présentée comme provenant de la Fédération de Russie.

Le jeune homme raconte également comment les soldats ukrainiens désertaient ou passaient du côté de la milice populaire.

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